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Corruption : l’alerte rouge !

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©DR.

Le Gabon, à l’instar d’autres pays de la planète, a célébré hier dimanche 09 décembre, la journée internationale de la lutte contre la corruption. Au Gabon, selon un indice de perception de corruption publié en 2107,  notre pays qui occupait la 117è place a encore du chemin à faire pour mettre fin à ce fléau.

Si cette journée est passée inaperçue au Gabon, il reste que les organismes implantés dans le notre n’ont de cesse de tirer la sonnette d’alarme quant à ce phénomène qui, chaque jour qui passe, prend une place importante dans nos sociétés. N’est-il pas vrai que la corruption se pratique dans les milieux riches que pauvres ? Seulement, la corruption est à l’origine de plusieurs maux  dans certains pays, notamment la pauvreté, surtout dans les pays fragiles.

Le sujet, faut-il le rappeler, a dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de lutte contre la corruption,  été discutée par Think Tank Nouvelle Attitude. Un bureau que président Dr Sandrine Itou-Y- Maganga. Avec pour thème : « vaincre la corruption : une option viable pour la transformation de l’Afrique et combattre les pratiques de corruption : par le bas ou par le haut ».

S’agissant du Gabon, selon un des conférenciers, en la personne du Pr Mike Moukala Ndoundou, dont la communication était axée sur « la corruption au Gabon : porté d’un phénomène endémique, le conférencier indique qu’il y a « plusieurs indicateurs qui considèrent le Gabon comme  l’un des pays les plus corrompus au monde ». Faut-il le rappeler, Transparency international publiait un indice de perception de corruption paru en 2017. Ce rapport plaçait le Gabon  à la 117è place sur les 180 pays les plus corrompus du monde.

Comme l’a laissé entendre le conférencier, le Gabon a laissé une place importante à la corruption, notamment « au sein de  l’administration où il est devenu quasi impossible de trouver un service de qualité sans qu’un billet souvent appelé petit coca n’intervienne. « Il est question de rappeler la partie académique de la corruption, qui est parfois  banalisée au Gabon, et prendre des exemples de ses manifestations sur le plan national et dans la majorité des secteurs d’activités ». Ici, rappelle le conférencier, « corruption endémique fait allusion à tous les services de l’Etat gabonais où on retrouve  des actions corruptibles »

Autant dire que le phénomène a pris de l’ampleur au point qu’il est urgent pour interpeler les responsables de l’administration, de mettre fin à ce fléau, qui ne cesse de prendre du terrain.

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