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Construction de l’hôtel des impôts: Quid des 25 milliards ?

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La construction de l'hôtel des impôts n'a toujours pas eu lieu/ ©DR.

Pourquoi la construction de l’hôtel des impôts tarde à se concrétiser au moment où un ancien directeur général indique avoir laissé, dans une banque de la place, la bagatelle somme de 25 milliards pour, entre autres, empêcher que les services des Impôts continuent de squatter ?

Le sujet est remis au goût du jour et fait aujourd’hui les choux gras de la presse. Surtout, depuis que l’une des directions des impôts a été virée des locaux qu’elle occupait pour loyers impayés.

En effet, dans son édition du 27 octobre 2015, l’hebdomadaire La Loupe, publiait une interview de Michel Mpéga, à propos de la construction de l’hôtel des impôts : «Au moment où je quittais la direction générale des impôts, il existait dans les écritures de la BBGFIBank un compte ouvert au nom de la direction générale des impôts. Je dois également mentionner qu’à Libreville, nous avons fait l’acquisition, grâce à ce fonds, du terrain situé à l’emplacement de l’ancien stade Révérend père Lefèvre, en contrebas du siège de la BGD. Il devait servir à la construction de l’hôtel des impôts. Mais ce projet a, semble-t-il été abandonné, alors que l’élaboration des plans d’architecture était avancée

C’est donc une certitude, les 25 milliards ont existé. Mais quid de leur utilisation? De sources bien informées, cet argent aurait servi au fonctionnement d’autres pans de l’administration gabonaise. Quant au projet proprement dit : « ce projet a été abandonné après plusieurs débats au niveau du gouvernement. Il fallait tenir compte des besoins urgents des autres services du ministère de l’économie. C’est ainsi que le fonctionnement a été priorisé au détriment de l’investissement. Tout cela est connu des responsables de la banque où le compte était domicilié et du trésor public de l’époque », rassure nos sources.

Quelques directions des impôts ont-t-elles été chassées d’un immeuble pour cause d’impayés ? Une autre source indique que «les  montants des loyers publiés ici et là ne reflètent pas la réalité », sans toutefois donner le montant réel. De plus, « ces loyers étaient payés sur les appuis financiers du trésor public. Mais à cause des tensions de trésorerie, les règlements ne sont plus assurés ». En réalité, les directions n’ont jamais été expulsées. Face aux difficultés de règlement des loyers la DGI, en accord avec le ministre, a pris l’option de quitter le deuxième étage de l’immeuble Orchidia »

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