Accueil Société Conflit Homme-Faune : une délégation du CESE  déportée dans la Nyanga

Conflit Homme-Faune : une délégation du CESE  déportée dans la Nyanga

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La délégation du CESE dans la Nyanga/©Facebook Mve Messa

Loin de connaitre son épilogue, le conflit homme-faune continue de faire des mécontents dans « l’hinterland ». Pour apaiser les tensions, une délégation du Conseil Economique Social et Environnemental s’est rendue dans la province de la Nyanga, au sud du Gabon.

 A la tête d’une forte délégation constituée des membres du  CESE, le Conseil Economique Social et Environnemental, Fridolin Mve Messa s’est rendu dans la province de la Nyanga. Le But de cette visite, toucher du doigt les problèmes auxquels sont confrontés les villageois qui ne peuvent plus vivre de leurs plantations sans cesse récoltées, mieux, dévastées par les éléphants. « Nous sommes allés toucher du doigt les réalités de ce phénomène, nous sommes venus dire aux victimes que leurs problèmes trouveront bientôt des solutions. Nous avons visité trois départements et je reconnais que la situation n’est pas reluisante », a laissé entendre Fridolin Mve Messa, le Chef de la délégation.

Une vue de l’assistance ayant pris part à a rencontre

 Les dégâts sont énormes dans les plantations. En effet, Les populations du Woleu-Ntem ; l’Ogooué Ivindo et maintenant la Nyanga comme toutes les provinces du pays d’ailleurs, sont partagées entre l’inactivité et le travail gratuit car ne bénéficiant plus du fruit de leur labeur. D’aucuns pensent que ces pachydermes sont surprotégés à leur détriment et que leur volonté de sortir de la précarité ne vaut rien aux yeux des pouvoirs publics. Mais la descente sur le terrain de cette délégation du CESE vient un tout petit peu calmer les ardeurs des cœurs meurtris comme témoigne cette victime de la voracité des éléphants « ça fait au moins deux ans que nous nous plaignons. Si ça continu comme ça,  avant février nous allons mourir de faim. Aidez-nous quand même ».

L’exaspération de cette femme en dit long, et dire que le retour à la terre reste toujours si souhaité par les pouvoirs publics, comment comprendre aujourd’hui que ceux qui se lancent dans cette belle aventure et qui ne vivent que d’elle, soient perpétuellement en pleurs non pas du fait que la terre les aient déçu mais plutôt de la voracité des éléphants qui abattent des hectares de plantations en un temps record ceci, sans  être inquiétés.

Après les barrières électriques et l’installation des épouvantails dans les plantations, les planteurs attendent de voir la solution qui sera apportée après la visite des émissaires du CESE.

JB

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