Accueil Société Communication : que peut faire Mapangou ?

Communication : que peut faire Mapangou ?

PARTAGER
DR.

Nommé fraichement à la tête du ministère de la communication, le ministre d’Etat, Guy Bertrand Mapangou, suscite déjà l’espoir auprès des professionnels des médias affectés aux groupes Gabon Télévisions et Radio Gabon, suite aux déclarations compatissantes faites lors de sa récente visite dans la structure qui abrite ces médias de service public. Que peut faire le nouveau  Minicom où ses prédécesseurs ont échoué ?

« Je suis peiné de voir les conditions dans lesquelles vous travaillez… Vous êtes quasiment des monstres pour accepter de travailler dans une situation qui n’a pas de mots… » Le ministre d’Etat, Guy Bertrand Mapangou, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer les mauvaises conditions de travail des professionnels des médias exerçant à Gabon Télévisions et Radio Gabon. Remettant même en cause, la solidarité gouvernementale, le nouveau Minicom est allé jusqu’à employer les mots qui peuvent lui valoir des «inimitiés». «C’est la catastrophe, c’est triste», a-t-il indiqué.

« J’ai été assez surpris par la violence du propos. Celui-ci n’est pas acceptable lorsqu’on est collègue dans un même gouvernement », a répliqué son prédécesseur, Alain Claude Billie By Nze, invité à une émission d’Urban FM. Les propos de Guy Bertrand Mapangou à Gabon Télévisions et Radio Gabon peuvent être assimilés à une négligence de ses prédécesseurs sur le cas Maison Georges Rawiri.

Ici, il y a lieu de s’interroger sur la sincérité des propos du membre du gouvernement. Journaliste de formation, et ancien président du conseil national de la communication, Guy Bertrand Mapangou ignorait-il avant sa visite à la Maison Georges Rawiri, la dégradation de l’immeuble? C’est à croire que les multiples mouvements d’humeur des agents de Gabon télévisions et Radio Gabon, qui ne cessent de revendiquer les meilleures conditions de travail et la poursuite des réformes de l’audiovisuel public, n’ont pas suffi pour éclairer la lanterne de M. Mapangou. Qui, vraisemblablement, ignorait tout sur la situation de la Maison Georges Rawiri.

Quid de l’Agence gabonaise de presse (AGP) ? Le ministre d’Etat qui a visité cette structure, va-t-il sortir les entreprises de Communication du marasme ? Car, là-bas, la situation est bien plus grave. Non seulement le matériel de travail est inexistant, le bâtiment qui abrite l’AGP est à l’abandon. Quant au personnel qui y exerce, il accumule plusieurs mois d’arriérés de salaires. Quid d’Africa N°1 ? La station panafricaine est à l’antichambre de la mort, sans que l’Etat gabonais ne bouge le petit doigt.  cle de Les chantiers sont nombreux.

Reste à savoir si la seule redevance audiovisuelle de la communication (RAC), qui semble aiguiser les appétits de quelques grands chefs, pourra sortir l’audiovisuel public de la léthargie actuelle. Surtout qu’il y a l’autre grand chantier de la réforme de l’audiovisuel public qui demeure quasiment entier.

Inaugurée le 2 décembre 2007 et mis en service en juillet 2008, la Maison Georges Rawiri, est, en presque 10 ans d’exploitation, en décrépitude. Le manque d’entretien criard est à l’origine de cette triste situation.

Le maçon Mapangou est donc attendu au pied du mur. Car, il ne suffit pas de décrier un membre du gouvernement, çà passe en action.

 

 

PARTAGER