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CNOU: Le Synapaugeg exige le départ du directeur général

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Joseph Patrick Souchlaty-Poaty, le président du Synapaugeg/pyramidmédiagabon.

Le président du partiSyndicat national des personnes de l’administration universitaire et des grandes écoles du Gabon (SYNAPAUGEG), Joseph Patrick Souchlaty-Poaty, donne les raisons de leur absence constatée, à la rencontre initiée vendredi dernier, par leur Directeur général, Aubert Aimé Ndjila.

Accusé d’avoir pratiqué la politique de la chaise vide, lors de l’ouverture des négociations destinées à désamorcer la crise qui secoue en ce moment l’administration universitaire, vendredi dernier, Le président du Syndicat national des personnes de l’administration universitaire et des grandes écoles du Gabon (SYNAPAUGEG), Joseph Patrick Souchlaty-Poaty, a tenu à rétablir les faits. «Il y a quelques temps, nous avons déposé un préavis de grève essentiellement composé de 13 points sur le bureau du directeur général du Centre national des œuvres universitaires (CNOU), M. Aubert Aimé Ndjila. Suite à cela, ce dernier a mis au point un chronogramme de travail, qui fixait le calendrier des négociations des différents points de notre cahier de charge, sur une durée de quatre semaines. Malheureusement, nous avons pris connaissance de ce chronogramme tardivement, du fait que nous n’avons pas reçu de notification concernant le présent document. Et c’est quasiment à la veille du début des négociations, donc la rencontre avec le directeur général, que l’on nous informe de la tenue des travaux. Nous n’avons pas pu y prendre part dans ces conditions. Il faut dire que le directeur général pratique une communication administrative dite verbale. Ce qui n’est pas normal. Car, nous savons tous que l’administration est écrite, et pour que votre interlocuteur soit saisi de manière officielle, il est nécessaire de lui adresser une correspondance administrative, ou tout autre document administratif en bonne et due forme, afin qu’il soit au fait de votre information. Voilà pourquoi, nous n’avons pas pu être présents à l’ouverture de ces négociations, car nous n’étions pas préparés. Comment voulez-vous que dans ces conditions, nous puissions nous rendre à cette rencontre, sans dossier, sans arguments, sans proposition ou contre-proposition établis à présenter. Nous avons donc jugé bon de ne pas s’y rendre», s’est expliqué Joseph Patrick Souchlaty-Poaty.

Suite à cet imbroglio, le syndicaliste fustige néanmoins l’attitude et les propos tenus à leur encontre, vendredi dernier par leur directeur général. « Du fait de notre absence, lors de la première rencontre des négociations, le directeur général du Cnou, Aubert Aimé Ndjila, a jugé utile de faire dans la publicité médiatique, histoire de se justifier, et faire savoir à qui voulait l’entendre que le Synapaugeg a opté pour « la chaise vide ». Lorsque l’on sait pertinemment que le Synapaugeg est une structure qui existe, et qui est valablement représenté, ne serait-ce que par son président qui est assez médiatisé. Rien que pour cela, nous disons que notre syndicat ne peut en aucun cas pratiquer la politique de la chaise vide » a-t-il indiqué.

Il faut dire que, malgré leur absence à la première rencontre, les membres du Synapaugeg ont tout de même suivi avec attention le déroulé de la première phase des négociations, et ont par la suite établi une contre-proposition aux fins d’exprimer leur disponibilité à toute discussion, qu’ils ont soumis à la tutelle. Cela dit, ils estiment que sur les 13 points contenant leur cahier de charges, il y a des points qui constituent des préalables. Celui du paiement de la prime des agents du Cnou, en fait partie. « Le paiement de la prime aux agents se fait rare du fait que le directeur général estime que la crise qui prévaut au Gabon actuellement touche toutes les administrations et que de ce fait, on ne peut plus rien faire si l’Etat ne donne pas la subvention ou le budget.Hors, l’on sait que le Cnou a la possibilité, depuis des années, de produire des fonds propres. Et, même avant lui, la prime était régulièrement payée. Nous ne comprenons pas pourquoi aujourd’hui, sur un coup de tête, il décide de suspendre les primes des agents, ou de les réduire de moitié. Lorsque l’on sait que ce sont des primes qui sont statutaires, et qui existent sensiblement depuis 1992 au Cnou» a expliqué le syndicaliste en chef. Pour toutes ces raisons, les membres du Syndicat national des personnes de l’administration universitaire et des grandes écoles du Gabon (SYNAPAUGEG) exigent le départ, sans condition, de leur directeur général, M. Aubert Aimé Ndjila.

Répondant à tous ceux et celles qui s’interrogent sur la compatibilité de ses fonctions de chef de service et de syndicaliste, Joseph Patrick Souchlaty-Poatydit a indiqué : « Il est vrai que ma fonction de chef de service est incompatible avec ce que je fais. Moi j’ai choisi de faire du syndicalisme, je refuse de continuer à être un directeur adjoint chargé du personnel et de la coordination des sites, et ne servir à rien du tout. Je ne suis au contact d’aucune information relative à mon poste, ni à aucun budget. Et surtout, je ne sais pas à quoi sert le budget à louer à mon département. Le pire c’est que lorsque je prends sur moi d’initier une activité au sein de mon administration, je suis automatiquement interpellé par le directeur général qui me traduit en conseil de discipline. Dans ce cas, je ne trouve aucun intérêt à continuer à m’accrocher à ce poste fictif.

Je préfère faire du syndicalisme et rendre le tablier du directeur adjoint afin que le gabonais qui se sent capable, prend cette place là et accepte d’être géré et traité comme je suis traité aujourd’hui. Mais moi je ne peux pas avoir été à L’école national d’administration (ENA) durant deux ans, pour venir servir de directeur adjoint pot de fleur et décoratif, juste pour dire qu’il y a une personne à ce poste. Non merci. Moi je souhaite être au poste afin de pratiquer et appliquer ce que j’ai appris à l’école. Dès lors que je ne peux pas le faire, je suis donc prêt à quitter le poste de directeur adjoint. Car au final, je ne sers à rien dans cette administration. Je serais aussi bien assis à la maison que cela ne changera rien dans ce service » a-t-il conclu.

Daisy Ntongono

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