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CNNII : les intrigues internes d’une grève

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Le siège de la CNNII à Libreville/©DR

Le mouvement de grève déclenché par les délégués du personnel de la CNNII du port Antarès, aurait mis au gout du jour de graves carences argumentaires pouvant justifier une telle démarche.

La situation est revenue à la normale à la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII), où l’on signalait, il y’a quelques jours, un mouvement de grève déclenché par un groupe de délégués de son personnel en poste au port Antarès de Libreville. Seulement, à la lecture des mobiles ayant occasionné ce mouvement, l’on se rend vite compte qu’il s’agissait surtout d’intrigues nourries au sein même de la structure. Des intrigue entretenues par un groupe de délégués qui, jusqu’à quelques heures de la levée du mouvement de grève, n’avaient pas d’arguments pouvant justifier le déclenchement d’un mouvement de grève.

Le groupe de délégués du personnel en question semblait remettre en cause un certain nombre de décisions prises par l’Administrateur directeur général, Claude-Abdon Tchibinda, à la tête de cette entreprise depuis deux (2) ans. Entre autres décisions dénoncées : la suppression de certaines primes qui, aux dires de la structure dirigeante de la CNNII, ne se justifient pas au moment où l’entreprise enregistre les difficultés financières préjudiciables pour son fonctionne optimal.

 De sources concordantes, la gestion antérieure de la CNNII aura été tributaire d’attributions aveugle des avantages contre les dispositions légales. Ainsi, l’on apprend par exemple qu’un cadre maison se voyait octroyé au moins sept primes, les unes aussi contradictoires que les autres. C’est le cas de la prime de transport qui était accompagnée de l’octroi d’un véhicule de service et d’une dotation en carburant. Tout comme la prime d’assiduité, accordée aux cadres qui brillent par leur absentéisme chronique au travail au fil des ans. Les  choses se passent ainsi depuis l’époque où la CNNII bénéficiait encore d’une subvention d’un montant de 1 milliard pour le fonctionnement, et 1,5 milliard pour l’investissement, allouée par l’Etat. S’ajoutent neuf (9) bateaux dont le LCT Sette Cama, Ndindi, Gamba, Georges Rawiri, Côte de Blaye, les navires appuyés par les bateaux rapides Ntchengué Express et Apomande.

Aujourd’hui, la CNNII ne dispose plus que d’un seul navire, le LCT Sette Cama qui arrive à la fin de sa vie dès cette fin du mois de janvier. Du coup, l’embonpoint financier de l’époque de la création de l’entreprise en 2013, n’est plus qu’un lointain souvenir.

Voulant faire face à cette crise, la direction aurait déjà amorcé les travaux de réhabilitation des navires immobilisés. C’est dans cette optique que deux moteurs auraient été commandés pour les navires LCT Ndindi et Ntchengué Express. Des avancées saluées par le personnel de l’entreprise qui peut ainsi espérer sauvegarder leurs emplois par la reprise certaine des activités dans un futur proche.

Pour le moment, le manque d’équipements de navigation se répercute dans la trésorerie de l’entreprise. Une situation ayant motivé la direction générale à décider de la suppression de certaines primes, en attendant les probables embellis attendues. Seulement voilà, du côté du port Antarès, les dispositions prises par la direction générale auraient été mal perçues. Le personnel réclamant toujours les bonifications excessives, devenues un véritable goulot d’étranglement pour une entreprise visiblement au bord de l’asphyxie.

Face à cette situation, la direction générale a invité au dialogue le groupe de délégués du personnel gréviste, auxquels se sont joints les délégués de Port-Gentil, en vue de trouver un modus vivendi à la discorde. Un tour de table qui, apprend-t-on, a plutôt connu une issue heureuse, au grand bonheur des différentes parties.

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