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Cnamgs: Des menaces de licenciement?

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Siège de la CNAMGS à Libreville/©DR

Le nouveau directeur général de la Caisse nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS), vient d’annoncer le licenciement des agents recrutés sous le magister de son prédécesseur.  Une décision visiblement à rebours poil de la politique du Chef de l’Etat qui prône et œuvre pour le plein emploi au Gabon.

Des sources dignes de foi, dès sa prise de fonctions à la tête de la CNAMGS, le nouveau Directeur, Séverin Anguillet n’a pas attendu de midi à quatorze heures pour annoncer le licenciement immédiat des agents recrutés sous son prédécesseur, et dont certains bénéficiaient déjà des contrats à durée déterminée (CDD) qui arrive à échéance dans moins de quatre mois. D’autres agents en revanche, recrutés dans le cadre de l’immatriculation de masse, mais qui étaient, jusqu’alors en instance de signature de leur premier contrat de travail à durée déterminée pour une embauche définitivement, sont gagnés par la psychose et ne savent plus où mettre de la tête. Surtout. L’annonce de ladite mesure se fait de manière abrupte, en l’absence totale de courtoisie. Comme s’il s’agissait d’une chasse aux sorcières qui aurait un lien direct avec l’ancien directeur général.

Depuis lors, l’affaire fait grand bruit au niveau de la direction générale de la CNAMGS et dans les services déconcentrés de la structure. Si d’aucuns voient, en la décision du sémillant nouveau DG, une volonté d’assainissement d’une boite qui aura défrayé la chronique ces derniers temps, d’autres, plus avisés, voient plutôt en cette décision, une sorte de chasse aux sorcières qui ne cadre pas avec les politiques publiques en matière d’insertion des jeunes et de création d’emplois. Il convient de relever que, pour avoir favoriser le recrutement de nouveaux agents, parce que le besoin se faisait sentir à un moment où la CNAMGS lançait l’opération d’immatriculation de masse des personnes vulnérables, cela n’a rien de frauduleux ou d’illégal au sens de la loi.

Au contraire, l’ancienne équipe dirigeante de la CNAMGS a cru voir juste, en permettant à la fois à la structure de fonctionner avec un effectif correspondant à ces besoins, mais aussi et surtout en favorisant l’employabilité des compatriotes. Remettre ainsi en cause un recrutement qui aura obéit à la procédure en la matière voudrait, dans le cas d’espèce, susciter des interrogations sur le dessein réel qui entoure la démarche, jusque-là incomprise de l’actuel directeur général de la CNAMGS, devenu célèbre par sa propension à brandir son cursus.

Du coup, dit-on, ‘’Monsieur sait tout’’ de la CNAMGS n’entend pas accorder le moindre sursis aux agents qui ont rempli, jusqu’à ce jour, leur devoir professionnel sans ambages. Qu’est-ce qui motive alors le patron de cette boîte à jeter dans la rue les pères et mères des familles qui ont acquis difficilement leur ‘’gagne-pain’’? Cette question est d’une importance, dans la mesure où, il se dit sous cap, que le licenciement d’agents devrait permettre à l’actuel patron des lieux d’effectuer ses propres recrutements.

En définitive, si cela venait à se confirmer, l’on se retrouvera là, face à une situation où l’on aura décidé de licencier les Gabonais, pour en recruter d’autres. Mais y a-t-il, des gabonais plus méritant que d’autres ? La politique du plein emploi prônée par les plus hautes autorités de l’Etat est-elle prise en compte, au regard de la décision de l’actuel direction générale de la CNAMGS ? Qu’ont-ils fait, ces nombreux compatriotes, pour être aujourd’hui menacés d’être virés telles des personnes indésirables ?

A peine installé à la tête de la CNAMGS, la mission assignée au nouveau DG est-elle prioritairement le licenciement des Gabonais qui qui ne cherchent qu’à travailler ? (nous y reviendrons)

Serge du Palvier

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