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CNAMGS : entre psychose et manœuvres dilatoires

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Siège de la CNAMGS à Libreville/©DR

Les licenciements massifs des agents contractuels de la CNAMGS, au profit des prestataires plus onéreux, au mépris des lettres de cadrage du Conseil d’administration, entraine la psychose au sein de cette entité parapublique. Conséquence : le décès d’un agent, suite à un AVC.

 Les pouvoirs publics ont-ils eu tort de nommer un nouveau directeur général à la tête de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), pour viser l’amélioration du fonctionnement de cette entité sous tutelle du ministère des Affaires sociales ? A cette question, l’on est tenté de répondre par la positive. En tout cas, l’ambiance qui prévaut ces derniers temps au sein des différentes entités de la CNAMGS milite surtout à attiser un peu plus la grogne sociale déjà déplorée dans le pays.

Entre mépris des lettres de cadrage du Conseil d’administration invitant la direction générale à plus de lucidité et de responsabilité dans la gestion de l’entité et la menace de plus en plus accrue de licenciement massif d’agents contractuels brandit par l’actuel directeur général, le personnel de la CNAMGS travaillerait désormais dans la psychose la plus totale, renvoyant à un lointain souvenir, la sérénité de l’époque.

Dernièrement, un agent administratif, Nicaise Koumbangoye, en poste au service d’immatriculation est décédé, suite à un accident vasculaire cérébral (AVC). De sources dignes de foi, inquiété pour son emploi menacé, à cause d’un contrat à durée déterminée (CDD), le défunt ne manquait plus d’exprimer sa préoccupation sur la menace d’un licenciement massif des agents contractuels de la CNMAGS. Cette psychose a entrainé des dégâts collatéraux sur lui-même et sa petite famille. « Avec l’âge que j’ai et mes nombreuses charges, je ne pourrai pas tenir si la Direction générale nous fait perdre nos emplois comme elle le dit », confiait-il souvent. Ce qui devait arriver arriva. Suite à un AVC, Koumbangoye s’en alla dans l’au-delà, au grand désarroi du reste du personnel contractuel visiblement sous le choc.

Dans nos précédentes éditions, nous faisions état du caractère menaçant, doubler d’une arrogance dont bénéficierait l’actuel patron de la CNAMGS. Ce dernier ne manque pas de mépriser de nombreux appels à l’ordre du président du Conseil d’administration. Cette instance se trouverait scandalisée par la tournure que prennent les évènements.

Les indiscrétions avancent même que le DG aurait ordonné que l’on retire immédiatement de l’affichage une note pourtant signé du PCA. Note demandant au directeur général de surseoir à la cooptation d’un prestataire de service pour les besoins d’immatriculation de masse de Gabonais économiquement faibles (GEF). Ce qui apparaît  comme une invite à une gestion rationnelle des ressources d’une entité au bord du gouffre dû aux pratiques financières peu orthodoxes.

Un prestataire de service coûterait plus cher à la CNAMGS, pour les mêmes missions effectuées par les agents recrutés à cet effet. En plus, ces compatriotes présentent une garantie certaine de la nécessaire confidentialité des données personnelles contenues sur les immatriculations. Ils ont acquis l’expérience et ne demandent qu’avoir des contrats CDI, et ainsi réaliser des économies.

Seulement voilà, au niveau de la Direction générale campe sur sa décision, risquant de grever un peu plus les ressources de l’entité d’une part, et de l’autre part, susciter une grogne sociale néfaste pour la société.

Comme on le constate, la CNAMGS devient le laboratoire de toutes les manœuvres iniques pour une gestion peu orthodoxe.

Serge du Palvier

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