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Conseils Municipaux: Mairies sans salubrité

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Mairie de Libreville/DR.

A quoi sert une mairie qui ne s’occupe pas des questions de salubrité de sa cité ? La question mérite son pesant d’or dans le contexte de la commune de Libreville, la plus importante ville du Gabon, qui croule sous les tas d’immondices depuis toujours.

Car, la question de la salubrité de la capitale gabonaise n’a jamais trouvé définitivement de réponse. Pourtant, les opérateurs changent, mais le casse-tête des ordures est persistant. C’est que de la SGA à Averda en passant par Sovog et Cleen Africa, la gestion des ordures ménagères n’a jamais été irréprochable. Malgré les milliards mis à la disposition par le contribuable. On parle de près de 3,6 milliards de budget. Où va tout ce pactole ? La question demeure.

Puisque les difficultés rencontrées par les éboueurs sont les mêmes : arriérés des salaires, engins pas entretenus, manque de carburant pour permettre aux rares camions qui le peuvent encore, de démarrer. A cela s’ajoute, comble d’étonnement, l’absence du site pour une nouvelle décharge publique. L’actuelle, Mindoubé, dans le cinquième arrondissement de Libreville étant déjà saturée depuis longtemps. Mais l’Etat qui est propriétaire des terres, n’a jusque-là pas encore trouvé un site pour régler cette question.  Des manquements connus mais que l’exécutif semble toujours être surpris lorsque, de nouveau, les ordures refont parler d’elles, comme c’est le cas actuellement.

Il y a quelques jours, le chef de l’exécutif, sur la question des ordures qui menacent la capitale des épidémies, a tapé du poing sur la table. Plusieurs jours après cette colère présidentielle, il y a eu un semblant de reprise de travail des éboueurs, avant de revenir au statu quo, du moins, jusqu’au moment où nous mettions sous presse. C’est dire si, comme la mairie de Libreville, l’Exécutif, après la sortie récente du chef de l’Etat, n’est pas, lui aussi, capable de trouver des solutions à ce phénomène.

Dans cette situation, c’est l’opposition qui peut se frotter les mains, à quelques encablures du lancement des élections pour le renouvellement des conseils municipaux et de l’Assemblée nationale. Même s’il est tout aussi vrai que le PDG et ses alliés comptent sur d’autres ressorts pour gagner les élections, que sur le verdict des urnes.

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