Cimaf : ou la guerre du ciment

Cimaf : ou la guerre du ciment

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Rien ne va plus entre les revendeurs du ciment estampillé Cimaf, et la direction générale du Ciment d’Afrique (Cimaf). Entre écart de langage, rupture de contrat et fermeture de comptes clients, tout y passe.

Depuis l’annonce, le 19 juillet dernier par le gouvernement, d’interdire les importations de ciment dans le but de protéger la production nationale et sauver les emplois, il s’emblerait, selon le collectif des revendeurs du ciment estampillé, que les dirigeants de CIMAF, qui se croient désormais en situation de monopole au Gabon, ont tout simplement décidé de les mettre au placard. « Il ne se passe plus une semaine sans qu’un revendeur ne se voit fermer son compte par ladite direction. Tout cela en totale violation des dispositions commerciales et sans informer au préalable. Les crédits qui nous étaient alloués, pour rendre le produit Cimaf présent dans les coins et recoins du pays nous sont brutalement prélevés dans leurs comptes » s’indigne le collectif. Pour les membres dudit collectif,, la direction de Cimaf cherche à présent à se débarrasser d’eux comme de vielles chaussettes, après que ces derniers aient permis au produit Cimaf de pénétrer le marché national gabonais.

Devant tant de faits et de récriminations, la direction générale de Ciment d’Afrique, répond en affirmant qu’ils n’ont aucun problème d’ordre personnel avec les revendeurs de ciment. Que le seul conflit qu’il y a entre les deux partis, est le non paiement de factures par ces derniers. « Les gens ne veulent pas payer le ciment qu’ils ont pris. Nous demandons simplement à être payés. A l’heure actuelle, on a plus de 4 millions d’euros à  l’extérieur, sous forme de créance. Il y a des charges que nous n’arrivons pas à remplir à cause de ces dettes » a indiqué le directeur général pays, Salim Kaddouri. Pour lui, toute cette histoire n’est qu’une affaire de dettes accumulées de la part de leurs clients. Concernant la fermeture de comptes, il affirme avoir informé les revendeurs de cette mesure par le biais de leurs commerciaux.

Une  guéguerre n’implique malheureusement pas que  les deux seuls protagonistes. Car depuis la semaine dernière, nombre de chantiers sont arrêtés, faute de ciment. Les revendeurs et autres, n’ayant plus été ravitaillés par leur fournisseur marocain.

Daisy Ntongono

 

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