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Bourses d’étude/ANBG: Dans un mutisme intéressé

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Image d'illustration/ ©DR

 Face à l’attente qui perdure sur les titres de transport des étudiants gabonais appelés à aller poursuivre leurs études hors du Gabon, l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), à ce qui semble, a finalement décidé de demeurer dans un mutisme intéressé. Au lieu de donner suite aux nouveaux bacheliers qui attendent indéfiniment leurs titres de transport pour rallier leurs universités à  l’extérieur du pays, à Oloumi, siège de l’administration des bourses, on fait tout pour se débarrasser de nombreux compatriotes qui y affluent chaque jour.

   La situation est restée en l’état depuis plus de deux mois. Dans l’une de nos dernières parutions,  nous attirions déjà l’attention des pouvoirs publics sur les conséquences qui peuvent découler du retard accusé dans l’obtention des titres de transport par les étudiants gabonais. Les intéressés sont toujours attendus dans les universités préalablement préinscrits.  Pendant ce temps, à l’ANBG, l’attente, consécutive, dit-on, au toilettage du fichier, permettra de voir un peu plus clair. Mais, certains étudiants qui ont déjà effectué le voyage à leurs frais,  ne seront pas, dit-on, pris en compte, lors de l’octroi des fameux titres de transport. Une situation qui  ne finit pas d’inquiété parents et étudiants.

Or,  pour les étudiants concernés par la question,  force est de constater que le toilettage du fichier brandit par l’ANBG comme unique argument de l’heure, ne convainc plus personne.    Des sources concordantes, certaines universités d’accueil,  notamment au Maroc et en Tunisie, auraient dernièrement menacé de ne plus accorder l’accueil des étudiants gabonais qui ne se présenteront pas au plus tard, fin du mois d’octobre en cours. Cependant, il se susurre à l’ANBG que le mutisme observé devrait permettre à la totalité des étudiants boursiers d’effectuer le voyage à leurs propres frais.

A ce jour, apprend-on,  presque la moitié des étudiants auraient financé eux-mêmes le déplacement pour leurs universités.  Certaines indiscrétions avancent que  le nombre d’étudiants restant sur le sol national étant encore important, l’ANBG n’entend pas donner suite aux nombreuses interrogations. Ce, dans l’optique de ne plus avoir à assurer la prise en charge des étudiants.  Question: si pour le seul titre de transport des étudiants rencontrent  pareille réalité, qu’en sera-t-il de l’obtention de la bourse, une fois hors du Gabon ?  Une situation que l’opinion cherche à comprendre, surtout au moment où l’on annonce la reprise de l’économie du pays.

Le Gabon court le risque de connaître une scolarité à deux vitesses : celle des enfants issus des familles aisées, et celle de ceux issus des familles désœuvrées. Ainsi va le pays…

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