Accueil Société Avortement : quand les femmes et les toubibs décident de ‘’tuer’’

Avortement : quand les femmes et les toubibs décident de ‘’tuer’’

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©DR

Les IVG interruption volontaires  de grossesse regroupant les avortements clandestins et l’interruption thérapeutique ou médicale de la grossesse continuent de foisonner  au Gabon bien que sévèrement punis par la loi. Les sanctions et quelques  exceptions vous sont dévoilées dans ce  condensé.

Tout part d’une mésentente entre les futurs parents, souvent  le géniteur qui décide soit de quitter sa compagne ou alors ne tient plus ses promesses, la future maman qui se rend tardivement compte qu’elle ne peut pas  ou plus porter une autre grossesse compte tenu de  certaines raisons qui lui sont personnelles. Mais il y’a aussi le cas où le fœtus est mal en point le viol ou l’inceste qui peut amener ces jeunes femmes à recourir à une IGV (interruption volontaire de la grossesse) et dans ces seul cas, une IMG (interruption médicale ou thérapeutique de grossesse) peut être autorisée.

Trivialement appelé avortement, la pratique consiste à tuer in utéro, le fœtus et très souvent, cet avortement se fait de manière clandestine. L’auteur de cet infanticide introduira dans son appareil génital des objets dangereux que nous ne citerons pas ici et des comprimés ; ou alors boira des décoctions et autres breuvages tout aussi dangereux ; des produits pharmaceutiques destinés à soigner d’autres maladies ; des détergents et j’en passe.

Les inconditionnelles de cette pratiques ont ainsi développé des stratégies, et affirment que l’appartenance à certains groupes sanguins facilite l’opération : toutes redoutent néanmoins le O+ et O-.

Si vous sortez vivante ce cet avortement, vous êtes passible d’un emprisonnement dont la peine varie entre 6 mois et 2 ans, assorti d’une amende de 24 000 à 240 000 Francs CFA. Par contre, toute personne  qui aura provoqué l’avortement d’une femme d’une quelconque manière (violence, empoisonnement, nourriture…) , s’exposera à privation de liberté de  5 et 10 de assorti d’une amende allant de 50 000 à 1 000 000 de FCFA.

Ces peines pénales ne sont pas les seules sanctions : la stérilité et son corolaire de remords, la douleur de ne pas connaitre le bonheur de l’enfantement, les préjugés et le regard des autres, surtout si in fine, vous vous retrouvez dans un foyer et que vous attendez un enfant que vous  n’aurez jamais. Inutile pour une fois, d’accuser les sorciers.

JB

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