Au lendemain des arrestations des syndicalistes Les familles des détenus rompent...

Au lendemain des arrestations des syndicalistes Les familles des détenus rompent le silence

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Alain Lipopo, porte-parole des parents des leaders de la société civile libre incarcérés à la prison centrale de Libreville interpelle la France, pour qu’elle pèse de tout son poids en se saisissant de ce dossier.

Depuis leur incarcération le 13 juillet dernier, les familles des leaders syndicales n’avaient pas encore parlé. Elles ont décidé récemment de briser le silence.

C’est le 19 juillet dernier qu’une déclaration, lue par Alain Lipopo, porte-parole de ces familles en détresse, a été rendue publique. Dans leur adresse, elles dénoncent des « pratiques propres par un pouvoir machiavélique, sans foi ni loi », avant d’interpeller la communauté internationale, notamment la France, en lui demandant de se saisir de  cette affaire.

Derrière ces arrestations et inculpations sans preuves palpables pensent les familles, se cache en fait un règlement de compte à caractère politique. Pour étayer ses propos, l’orateur en voulu pour preuve : «En 2015, le Chef de l’Etat avait déjà ordonné un audit sur « Serpentin » avec l’espoir d’épingler Jean Rémy Yama sur la gestion de société. Aussi, Ali Bongo avait porté plainte contre  Jean Rémy Yama, alors secrétaire général de l’USTM, l’accusant d’avoir frauduleusement délivré un faux diplôme. Ces actes témoignent déjà à suffisance l’acharnement injustifié d’un homme d’Etat à l’endroit de son compatriote », a rappelé le porte-parole des familles des détenus.

Toutes ces raisons ont donc amené les parents des détenus à s’adresser à la France. « C’est aussi l’occasion pour nous de saisir la France, ancienne colonisatrice du Gabon, premier partenaire du Gabon et chantre de la démocratie  et des droits de l’Homme, pour lui dire qu’elle ne va pas continuer à traiter ses amis de la sorte (…)  estomaqués pat tant d’incohérences et d’injustice, nous voudrions appeler à votre sens élevé de la justice afin de peser de tout votre poids pour faire libérer nos compatriotes injustement appréhendés et ainsi que le Gabon qui vit dans la dictature la plus féroce depuis sept ans », a conclu Alain Lipopo.

Tar’Engongha

 

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