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Affaire Ngoubou : le Gabon ne respect pas les règles du jeu

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Les avocats d’Étienne Ngoubou, lors de la conférence de presse/(c)gabonreview.

Pourtant, en juin dernier, le groupe de travail sur la détention arbitraire du conseil des droits de l’homme des nations unies avait exigé la libération pur et simple d’Etienne Dieudonné  Ngoubou. Près de trois mois après, l’ancien ministre des hydrocarbures est toujours incarcéré à la prison centrale de Libreville. Toute chose qui ne réjouit son conseil qui était face à la presse hier.

 Le Gabon serait-il devenu un pays qui ne respecte pas les lois internationales qu’il a paraphé? En tout cas, pour le conseil d’Etienne Ngoubou, un ancien membre du gouvernement aujourd’hui en prison, dans le cadre de l’opération Mamba pense que oui. Et pour cause, depuis que le groupe de travail sur la détention arbitraire du conseil des droits de l’homme des nations unies a ordonné la libération de leur client, l’Etat gabonais fait fi de ne rien savoir. Toute chose qui a emmené Me Cédric Nguisset, a faire le constat selon lequel, le Gabon ne respecte pas les règles du jeu « On ne peut pas participer à un jeu sans en respecter les règles ». Avant de revenir sur les critiques dont fait l’objet le Gabon. « Notre pays fait l’objet de critiques sur le plan international quant au respect des droits de l’Homme», regrette-t-il. «C’est une image qui n’est pas reluisante» Non sans demander à l’Etat gabonais de s’excuser auprès du groupe de travail de la détention arbitraire des nations unies.

Pour Ange Kevin Nzigou, un des avocats, lorsqu’un Etat va contre les règles établies, il n’est rien d’autre qu’un « Etat délinquant ». Pour lui, c’est le cas du Gabon qui ne respecte pas les décisions d’un organisme des nations unies.  

Il faut dire qu’en juin dernier, le GTDA avait jugé arbitraire la détention de cet ancien  ministre contraire aux articles 8, 9, 10 et 11 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et aux articles 2, 9, 10 et 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques». Il avait alors demandé aux autorités gabonaises de libérer immédiatement l’ancien membre du gouvernement.

«Si le ministre Ngoubou reste en prison, nous ne sommes plus dans une affaire judiciaire, mais d’un règlement de compte politique». «Depuis le début de la procédure, on est presqu’au même stade. Le montant exact du détournement des deniers publics dont le ministre est accusé n’est pas connu jusqu’à lors, pas plus que les documents comptables prouvant ce délit n’ont été présentés, si ce ne sont ‘‘les on-dit’’, que l’on nomme en droit des dénonciations», a indiqué Ange Kevin Nzigou.

D’autres procédures vont être exploitées par le conseil d’Etienne Dieudonné Ngoubou.

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