Accueil Société Affaire Mohamed Ait Ben Ali ; de l’acharnement ?

Affaire Mohamed Ait Ben Ali ; de l’acharnement ?

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Mohamed Ait Ben Aliç actuellement en garde à vue au B2/(c)DR.

En garde à vue depuis près d’une semaine, à la direction générale de la Contre ingérence communément appelée B2, le conseil de Mohamed Ait Ben Ali s’insurge contre cette nouvelle arrestation de l’ancien directeur général de Satram EGCA.

Pourtant mis en liberté il y a peu de temps, alors qu’il était incarcéré à la prison centrale de Gros-Bouquet, dans le cadre de l’opération Mamba, Mohamd Ait Ben Ali, vient, à nouveau, être mis en garde à vue à la direction générale de la contre ingérence, B2. Une arrestation que ne comprend pas son conseil, Me Irénée Mezui Mba. Ce dernier l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse qu’il a animé dernièrement à Libreville. Pour l’avocat de l’ancien directeur général de Satram EGCA, cette nouvelle interpellation de son client n’est pas « conforme à la loi ». Il ne comprend pas qu’«après avoir passé irrégulièrement un an, huit mois et deux jours de garde préventive à la prison centrale de Libreville, ait reçu un coup de fil du B2, lui demandant de passer récupérer ses effets oubliés lors de sa première arrestation soit de nouveau mis aux arrêts une fois sur le lieu », explique le conseil, après l’interpellation de son client, le 01 novembre dernier. Une arrestation jugée étrange pour Me Irénée Mezui Mba, qui dénonce : «elle ressemble à un acharnement. Parce qu’à ce jour, nous n’avons aucune information sur les mobiles de sa nouvelle interpellation. Au B2, c’est l’omerta totale. Que l’on nous dise au moins les raisons de son arrestation», a-t-il laissé entendre.

Pour rappel, selon les infirmations publiées dans le quotidien L’Union, cette nouvelle interpellation de Mohamed Ait Ben Ali fait suite à une affaire de  lotissement à Marseille 2.  Propriétaire de la société Gazup, il signe un contrat de lotissement avec l’Etat gabonais, qui était représenté par le ministre des Travaux publics de l’époque, Magloire Ngambia, et le représentant du ministère de l’Economie, de l’emploi et du développement durable, Désiré Guédon. Comme signataire du contrat de la part de la société Gazup, son administrateur Samantha Nkondo. Seulement, à en croire les informations publiées dans le quotidien l’Union, cette entreprise n’a ni siège, encore moins des employés. Mieux, la signataire du contrat n’a pas un contrat de travail. Elle se trouverait être une des compagnes de sieur Mohamed Ait Ben Ali.

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