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Affaire Marie Sylvie Hervo Akendengué : y’a- t-il un Ministre de la justice ?

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Marie Sylvie Hervo Akendengué/DR.

La question mérite d’être posée, après la scène vécue le lundi dernier  par les agents publics affectés au sein du ministère de la justice. L’une des cadres de ce ministère,Marie Sylvie Hervo Akengué et son garde du corps, ont été séquestrés dans l’enceinte de ce ministère au nez et à la barbe du patron des lieux.

Brutalité policière, fouille corporelle, arrestation arbitraire et séquestration, tel est le  supplice que les responsables de ce ministère ont fait subir à  leur collaboratrice et à son garde du corps, le lundi dernier. La discorde serait venue, de la demande des documents exigés par le ministère du budget et des comptes publics pour percevoir les bons de caisse, à savoir: l’attestation de la prise de service la plus récente et l’attestation spéciale de présence au poste originale.  Hervo Akendengué Marie Sylvie, agent affecté au ministère de la justice en qualité de directeur de la communication, tente de rencontrer pour ce faire,  son directeur général des ressources humaines, ce dernier n’ayant pas voulu recevoir  sa collègue et son garde du corps, va demander  à cette dernière de bien vouloir sortir de son bureau avec son garde du corps. La tension va donc monter d’un cran, les agents de la sécurité pénitentiaire  affectés au  sein de ce ministère, vont donc intervenir et suivant les ordres du directeur général des ressources humaines,  le parquet  va  être joint au téléphone, ainsi que   les agents de police judiciaire.   Pendant des heures, Hervo Akendengué et son garde du corps,   seront séquestrés dans l’enceinte de ce ministère.  Et une fois les agents de la police judiciaire sont arrivés sur les lieux, le garde du corps sera menotté et jeté dans un  pick-up, a relaté, la directrice de la communication.

Une scène déplorable, qui vient démontrer que les personnes qui sont censées respecter la loi, sont les premières à violer les droits des citoyens.  Et le plus regrettable de tout cela, est que la scène s’est déroulée dans l’enceinte du ministère, devant les responsables de ce département ministériel. Ce qui laisse penser que le directeur général des ressources humaines aurait reçu l’onction du patron des lieux.  Triste réalité !

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