Affaire Jean Rémy Yama et les autres syndicalistes : Les avocats demandent...

Affaire Jean Rémy Yama et les autres syndicalistes : Les avocats demandent à respecter le droit

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Ayant écopé de 10 jours d’emprisonnement, les leaders syndicaux se trouvent toujours à la maison d’arrêt de Libreville, alors que leur délai de détention est largement dépassé.  Une attitude dénoncée par leur conseil.

Pourquoi Jean Rémy Yama et les autres syndicalistes sont toujours gardés en prison ? C’est à cette question que le collectif des avocats qui défendent leurs intérêts attend des réponses.  Surtout que ce conseil estime que les griefs retenus contre leurs clients ne sont pas fondés. En effet, pour parler de trouble à l’ordre public, expliquent les avocats, il faut une action en destruction ; c’est-à-dire qu’il faut que l’on constate ou que l’on ait constaté au moment de leurs arrestations, qu’ils étaient en train de détruire quelque chose. Ce que personne n’a pu démontrer concernant les détenus.

Toute chose qui semble conforter l’idée selon laquelle, les motifs réels de ces arrestations seraient bien ailleurs. « Les conditions dans lesquelles nos clients ont été arrêtés ne sont pas normales. Le fait de dénoncer des infractions n’est pas une inculpation, mais plutôt un soupçon qui peut être confirmé ou infirmé. Jusque-là, ils sont  soupçonnés d’avoir commis des infractions qui, jusqu’à ce jour, n’ont pas encore été prouvés », a souligné l’un des avocats.

Mais en dépit de ces soupçons,  les mis en cause sont déjà en train de purger des peines. « Tous ces éléments nous amènent à nous interroger sur les motifs réels de ces arrestations. La précipitation de leur internement, nous fait constater, et nous le disons tout haut, que cette procédure comporte des irrégularités. Cette façon de faire inquiète les défenseurs des droits de l’homme et toutes autres personnes épris de justice. C’est pourquoi l’on se demande quelle orientation donner à ces arrestations ? », se sont interrogés les avocats.

Ainsi va la justice dans un pays de droit

Nalette Beverly Obono

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