A propos du spectre d’une année blanche Vincenzo Fazzino désavoue la...

A propos du spectre d’une année blanche Vincenzo Fazzino désavoue la Conasysed

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‘’L’Unesco n’a pas pour mission de déclarer l’année blanche dans un Etat souverain, elle a plutôt pour  objectif clé d’aider les gouvernements à mieux parfaire dans les secteurs de l’éducation, de la science et de la culture’’.

C’est la réponse du berger à la bergère. Contrairement à l’information déjà répandue selon laquelle l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture(UNESCO) devait déclarer après le 20 mars dernier une année blanche au Gabon. Une fausse alerte que Vincenzo Fazzino, le représentant de l’Unesco résident au Gabon a éclairé aux leaders de la convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation(Conasysed) au cours d’une récente rencontre à Libreville qui avait objectif d’élaborer le plan sectoriel de l’éducation(PSE). Une rencontre qui réunissait le représentant de l’Unesco, la plupart des partenaires sociaux affiliés à l’éducation et les ministres en charge des questions de l’éducation.

Lors de cette rencontre tripartie entre le gouvernement, les syndicats et les représentants onusiens, Simon Ndong Edzo et ses pairs de la Conasysed, avec armes et bagages et après la suspension de toutes leurs activités par le ministère de l’Intérieur, croyaient que Vincenzo Fazzino, le représentant de l’Unesco résident au Gabon allait d’amblée déclarer une année blanche. Hélas ! Leurs rêves ont immédiatement été brisés. De par cette idée illusoire, le représentant de l’Unesco a été clair : « L’Unesco n’a pour mission de déclarer l’année blanche dans un pays souverain, elle a plutôt pour  objectif clé d’aider les gouvernements à mieux parfaire dans les secteurs de l’éducation, de la science et de la culture ». En clair, l’institution onusienne n’a pas cette vocation de sanctionner les Etats en situation de crise dans les domaines de sa compétence, encore moins, déclarer une année blanche. Seules les nations elles-mêmes sont habilitées à prendre de telles décisions. Dans le  cas échéant.

Alors que peu avant cette rencontre, le ministre de l’éducation Florentin Moussavou entamait des premières rencontres de négociation avec les syndicats, notamment, le Synafeg (syndicat national des formateurs et enseignants gabonais), le Synetec-Pro (syndicat national de l’enseignement technique et professionnel). Malheureusement, la Fésena (fédération syndicale de l’éducation nationale) n’a pu honorer de sa présence à ce premier rendez-vous choisissant de se concerter avec ses pairs affiliés à la Conasysed désormais bouches cousues. En revanche, cette fédération syndicale réaffirme son ouverture aux discussions constructives et à la table des négociations dans le seul but de sauver l’école gabonaise. « Nous avons répondu à l’appel du ministre de l’Education nationale pour discuter et trouver des solutions aux problèmes qui minent l’école gabonaise. Au terme de ces échanges, nous avons convenu ensemble que la primauté était de sauver cette école gabonaise. Mais, les décisions issues de ces discussions seront prises autour du premier ministre » a indiqué Daniel Mezui Biyoghe, le secrétaire général de la Fesena.

Il était question pour le membre du gouvernement  « d’initier ces séries  de rencontres avec les syndicats pour voir ensemble la primauté des préoccupations des syndicats. A cela, les syndicats ont posé le problème de paiement des vacations et la PIP. Les deux ministres de tutelle les ont apporté quelques éléments de réponses sur les efforts faits par le  gouvernement sur ces deux points. Sur ce, les autorités ministérielles ont demandé à leurs hôtes d’appeler leurs adhérents enseignants à rejoindre les salles de classes dans le souci de sauver l’école et la jeunesse gabonaise ». Au final,  des apprenants et leurs enseignants dans tout le pays ne cessent de poser leurs préalables.  Lesquels qui revendiquent chacun en ce qui le concerne la satisfaction des meilleures conditions d’études, le paiement de la bourse scolaire et bien d’autres points liés à l’amélioration des conditions de vie et de travail.

 Tar’Engongha   

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