jeu. Mai 6th, 2021

En Amérique du Sud, l’Équateur et le Pérou appellent leurs citoyens aux urnes, dimanche, pour élire leur prochain président. Le second tour de la présidentielle équatorienne est teinté d’incertitudes quant au report des voix du candidat amérindien, et le premier tour du scrutin péruvien est, lui, marqué par une très grande ouverture, avec pas moins de 18 candidats en lice.

Équatoriens et Péruviens sont appelés aux urnes, dimanche 10 avril. Les premiers pour le second tour d’une présidentielle opposant gauche et droite dans un scrutin marqué d’incertitude quant au report des voix du candidat indigéniste ; les seconds pour le premier tour très ouvert d’une présidentielle organisée en plein désastre sanitaire. En Équateur, l’économiste André Arauz, 36 ans, dauphin de l’ancien président Rafael Correa, est au coude à coude avec l’ex-banquier de droite, Guillermo Lasso, 65 ans, pour succéder à l’impopulaire Lenin Moreno, dont le mandat de quatre ans se terminera le 24 avril prochain.

Le vote des Amérindiens devrait en effet peser dans ce pays pétrolier de 17,4 millions d’habitants, en crise et durement touché par la pandémie de Covid-19 (quelque 340 000 cas, dont plus de 17 000 morts). Leur leader, premier indigène à parvenir aussi loin dans une présidentielle en Équateur, a échoué de peu à passer au second tour. Et son parti Pachakutik, deuxième force législative, s’est démarqué des deux finalistes. Le doute plane donc sur ce que vont décider les 19,39 % des 13,1 millions d’électeurs ayant voté Yaku Perez.

Dans le peloton final, si le candidat de gauche, André Arauz, qui parie sur la social-démocratie pour relancer le développement du pays, est arrivé en tête lors du scrutin du 7 février, avec 13 points d’avance à 32,72 % des voix, il n’est pas dit qu’il l’emporte face à un adversaire, Guillermo Lasso, adepte du libre-échange. Plusieurs sondages donnent dix points d’avance à André Arauz. Un autre, de l’institut Cedatos, le crédite de 48 % contre 52 % pour Guillermo Lasso. Mais le plus récent, réalisé par Market, penche pour une « égalité technique » avec 70 000 voix de différence, à 50 % pour le candidat de la coalition Union pour l’espérance (Unes) contre 49 % à l’ex-banquier, qui aspire pour la troisième fois à la présidence sous la bannière de son mouvement, Créer des opportunités (Creo).

Cela présage donc d’un second tour « totalement incertain », a déclaré à l’AFP le directeur de cet institut, Blasco Peñaherrera, soulignant que la « croissance » électorale de Guillermo Lasso vers la fin de la campagne, achevée jeudi, est « très supérieure » à celle d’André Arauz.

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