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ENS : les enseignants dans tous leurs états

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©DR.

La colère est montée d’un cran à l’école normale supérieure en début de cette semaine. Raison de cette nouvelle colère des enseignants, le non paiement des vacations 2015, 2016 et 2017. Ils sont donc entrés en grève illimitée.

Il faut dire que cette grève n’est pas la première, il en a eu d’autres, mais celle-ci semble être décisive. En effet, depuis le début de cette semaine, la colère est montée d’un cran dans cet établissement d’enseignement supérieur public. Les enseignants visiblement fâchés ont donc décidé de tout arrêter et observent une grève illimitée depuis le 23 mai dernier.

Selon certaines indiscrétions, c’est l’attitude de la direction de l’établissement face à cette situation qui serait à l’origine de cette colère des enseignants. Ces derniers estiment avoir été berné par l’administration sur le paiement de vacations.  «Nous enregistrons des arriérés allant de  2015 et 2016. Ce n’est qu’en fin de semaine dernière que nous avons pu percevoir quelque chose. Sauf que les sommes perçues sont largement insuffisantes »,  a déploré un enseignant.

Toujours selon notre interlocuteur, les enseignants, ont perçu des sommes allant de 6500f 15000f, la plus grosse somme s’élève à 35000F, indique t-il. « C’est vraiment dérisoire », clame t-il entendre.

Ce n’est pas tout. En plus donc de ces vacations toujours pas payées, les enseignants ont brandit d’autres revendications. Ils exigent aussi le payement des vacations de 2017. «Nous avons été reçus hier par le ministre, qui a fait preuve de beaucoup de bonne volonté. Reconnaissant que le gouvernement nous doit, le ministre nous a assuré qu’il allait se battre pour apurer ou payer une bonne partie des arriérés de nos vacations».

Pour l’heure, ce mouvement sera conduit jusqu’à satisfaction totale des revendications, selon les grévistes. Cette décision va surtout du fait que d’autres enseignants sont régulièrement payés. «Nous en sommes encore à réclamer les reliquats de 2015 et 2016, alors que les autres sont payés pour le premier semestre 2018. Et pourtant, nous avons tous les mêmes ordonnateurs de crédit.

C’est donc pour longtemps que ces enseignants pourraient rester au piquet de grève. A moins que la tutelle fasse un geste.  

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