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Union Nationale: Les femmes luttent contre les discriminations

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Les femmes de l'Union Nationale/(c)pyramidmédiagabon.

La commémoration de la Journée nationale de la femme, a été l’occasion pour le mouvement national des femmes de l’Union Nationale, de mettre en question les quotas d’accès  des femmes aux élections, et la mesure relative à la gratuité des accouchements au Gabon.

La célébration en différé, ce 24 avril de la journée nationale de la femme, a été l’occasion pour le Mouvement des Femmes de l’Union nationale, de revenir sur les quotas d’accès des femmes aux élections politiques et aux emplois supérieurs de l’Etat.

« Se penchant sur la loi 009/2016 du 5 septembre 2016 fixant les quotas d’accès des femmes et des jeunes aux élections politiques et celui des femmes aux emplois supérieurs de l’Etat,

Les militants de l’UN/pyramidmediagabon.

le Mouvement des Femmes de l’union nationale aborde la question sous l’angle de l’approche genre visant à promouvoir l’accès des femmes aux cercles jusque-là réservés ou dominés par les hommes. Il en va ainsi aussi bien des professions, que des instances de décision. S’agissant du quota de 30% que l’on impose, le Mouvement national des femmes de l’union nationale déclare s’en tenir à l’objectif défini par les Nations Unies de 50/50 en 2030 », a expliqué la Coordinatrice nationale du mouvement des femmes de l’Union nationale, Mme Marie Agnes Koumba.

Toujours dans le même esprit, les femmes de l’Union nationale s’interrogent sur la mesure relative à la gratuité des accouchements. « Les gabonaises ne perçoivent pas l’utilité de cette annonce à partir du moment où le dispositif existant prend déjà en compte cet acte à travers la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale ‘CNAMGS), même pour les non immatriculées. Pour nous, cette structure a pris le soin d’installer un guichet d’enrôlement dans ses représentations hospitalières. Si le dispositif déjà mis en place par la CNAMGS demande à être amélioré, il doit continuer à être inclusif. Exclure les filles de moins de 18 ans, est contreproductif. Car il n’est pas rare de rencontrer des filles enceintes même dans les écoles primaires âgés de 11/12 ans », a-t-elle déclaré.

Des politiques qualifiées de discriminatoires à l’encontre des femmes gabonaises et de superflues par les femmes de l’Union nationale. Il est demandé aux femmes de ne plus se laisser faire, et de réagir si elles veulent réellement voir un jour leurs conditions de vie s’améliorer dans notre pays.

Daisy Ntongono

 

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