Violences post électorales : quand la plainte d’un Franco-gabonais réveille des appétits

Violences post électorales : quand la plainte d’un Franco-gabonais réveille des appétits

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Pacceli Bikoro; lors de sa conférence de presse. pyramidmediagabn.

C’est à la faveur d’une conférence de presse animée à la chambre de commerce de Libreville, que Pacceli Bikoro, concepteur de  »Jean Ping c’est dosé », a tenu à réagir sur la plainte déposée auprès des instances judiciaires de Paris par un Franco-Gabonais, victime des attaques au QG du candidat de l’opposition. Une réaction qui emmène à se poser un certain nombre de questions ?

La plainte déposée auprès des instances judiciaires de Paris contre l’Etat Gabonais, pour crime contre l’humanité par un Franco Gabonais, qui dit avoir été victime de l’assaut au QG de Jean Ping fait parler d’elle.  Pacceli Bikoro, ancien membre de la galaxie Jean Ping pour le compte des jeunes, qui se présente toujours comme étant le concepteur de  »Jean Ping c’est dosé », dit qu’il était présent lors des attaques au QG de Jean Ping, mais  dit ne pas se reconnaitre dans les accusations du Franco-Gabonais. «Je m’inscris en faux contre cette autre vérité. Je signe et je persiste ici que lors de notre  interpellation, nous avions été torturés d’aucune manière  que ce soit.» se présentant ainsi en véritable avocat défenseur de l’Etat gabonais. 

M.Bikoro  affirme même connaitre très bien le Franco Gabonais qui a porté plainte contre l’Etat gabonais. Or, depuis que les médias font état de cette requête, ils n’ont jamais décliné l’identité de ce Franco-gabonais. Alors même qu’au QG de Jean Ping, il y avait plusieurs  Franco-gabonais pendant cette attaque armée. Dans ce contexte-là, il est difficile de savoir de quel Franco-gabonais, il s’agit. S’agit-il de celui dont parle Pacceli Bikoro? 

 Pour rendre sa sortie médiatique poignante, Pacceli Bikoro, resté muet depuis le 31 août dernier, déclare qu’une attaque contre l’armée gabonaise aurait été planifiée par Jean Ping. «Une équipe clairement identifiée devait se charger de les projeter dans les bouteilles à tous les endroits où se trouveraient les forces armées et de défenses du Gabon. De telle sorte que le produit s’évapore. Selon les explications qui nous avaient été données, après inhalation, cela devait entrainer une perte de connaissance immédiate et dans certains cas la mort en moins de 10 minutes.», a expliqué le conférencier.

Depuis le 31 août, beaucoup d’eau ayant coulé sous le pont, on peut se demander si cette sortie médiatique n’a pas été commanditée par ceux qui craignent que la plainte de Paris prospère.

 Quoiqu’il en soit Pacceli Bikoro dit être disposé à répondre de ses propos dans les instances judiciaires. On espère seulement qu’il a des preuves en béton.

O.G.

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