Vent de panique au Palais du bord de mer . La fébrilité...

Vent de panique au Palais du bord de mer . La fébrilité s’empare de l’aristocratie émergente

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Les principaux bastions, les piliers droit et gauche du système PDG-Bongo, ceux dont avait parlé Guy Nzouba Ndama en 2009, se sont presque effondrés

Dans le Haut Ogooué, considéré jadis comme le pilier droit, la base- arrière refuge du système, tout s’écroule. A Bongoville même, à Léconi, à Ngouéni, à Akiéni, à Okondja, les Philibert Andjembé, Alfred Nguia Banda, Léon Paul Ngoulakia, Marie Augustine Embinga, Joël Ngouénini, Michel Ogoundou et bien d’autres ont débarqué du bateau émergent en plein naufrage, certains n’y ont même jamais mis pied. Franceville, Moanda, Mounana, Bakoumba, ne sont pas en reste. Des personnalités telles Zacharie Myboto, Albert Yangari, Alphonse Louma sont depuis fort longtemps au front pour faire couler ce bateau qui mène le Gabon à vau- l’eau

Les Gabonais de l’Ogooué-lolo n’entendent pas, eux aussi, être victimes  de ce suicide collectif et ont déserté à leur tour la barque, sous la houlette de leurs principaux leaders d’opinion que sont Guy Nzouba Ndama, Paulette Missambo, Simplice Nguedet Manzela, Emile Ndoumba et bien d’autres encore. Il ne reste plus que le pauvre Faustin Boukoubi qui y est presque pris en otage, tout en étant menacé d’être jeté à bord par la fameuse « légion étrangère »

L’effondrement du système PDG- Bongo dans ces deux provinces du Gabon va donc bientôt  transformer en  ruines un édifice vieux de près d’un demi- siècle et que l’on croyait solide. Des ruines que l’on retrouve déjà, bien évidemment, dans l’ensemble du territoire national. Parce que, dans d’autres provinces du pays, le Woleu-Ntem, L’Ogooué maritime, la Ngounié, l’Ogooué Ivindo, la Nyanga, l’Estuaire, le Moyen Ogooué, tout le monde marche déjà sur ces ruines.

Dans ces dernières provinces du Gabon, quel édifice politique peut-il tenir sans : René Ndemezo’Obiang, Vincent Essone Mengue, Fabien Owono Essone, le Général Mengome m’Atome, Miame m’Obame, Essima Osse, Minko mi Moneye, Jules Aristide Bourdes Ogouliguende, Jean Ping, Hervo Akendengue, Féfé Onanga, Louis Gaston Mayila, Pierre Claver Maganga Moussavou, Dijob Divungi Di Nding, Vincent Moulengui Boukosso, Bruno Ben Moubamba, Richard Moulomba, Ndoungou Lekambo, Kakou Mayaza, Pépin Moungockodji, Thierry d’Argendieu Kombila, Ekwaghe Zele, Joseph-Benoit Mouity Nzamba, Pierre André Kombila, Jean Eyeghe Ndong, Radégonde Djenno, Hugues Alexandre Barro Chambrier, Michel Menga, Alfred Yeyet, Georges Bertrand Bekale, Francis Obame, Jean François Ntoutoume Emane, Pauline Nyingone, Nyare Nkoghe, J. Nyalendo, John Joseph Mbourou, Davin Akoure ; pour ne citer que ces personnalités, véritables poids lourds dans leurs provinces respectives, du paysage politique gabonais ?

De toute évidence donc, et la politique, répétons-le, étant une question de rapport de forces, la balance ne pèse plus du côté d’Ali, encore qu’elle n’y a jamais pesé. Les principaux bastions de soutien du système PDG-Bongo sont tombés. Partout dans le pays, tout le monde ne marche que sur ses ruines, et il ne reste plus qu’à les déblayer. C’est ce qui va être fait le 27 août prochain, si les citoyens Gabonais se rendent massivement aux urnes. Toute éventualité qui rend l’aristocratie émergente fébrile et même très nerveuse.

Pendant que l’on sent cette nervosité du côté du palais de marbre du bord de mer de Libreville, l’opposition qui devrait retrouver sa sérénité se perd en conjectures, se mélange les pinceaux en matière de stratégies communes et déconcerte l’opinion, laquelle ne sait plus vers quoi l’oriente-on. Entre « transparence électorale absolue », « destitution- transition- élection », guérilla urbaine sans s’en donner les moyens, « disqualification de la candidature d’Ali » et déclarations tous azimuts et sans suite, nul ne perçoit plus le fil conducteur. Cela va dans tous les sens. Toute porte même à croire que l’unité circonstancielle qu’affiche cette opposition n’est que de façade et ne s’arrête qu’à la porte de cette disqualification de la candidature d’Ali Bongo Ondimba. Au- delà de cette porte, c’est-à-dire à l’intérieur de la « Maison- Opposition », on se regarde en chiens de faïence, on se règle les comptes, on se jette des peaux de banane, on se fait des crocs-en-jambes, le tout sur fond d’ambitions personnelles et égoïstes, et surtout de considérations ethniques rétrogrades ; cependant le pouvoir est à portée de main

FB

 

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