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Vacance du pouvoir : Le Sud s’organise

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©DR.

L’incapacité physique apparente ( ?), du président Ali Bongo Ondimba à diriger le pays donne  lieu à une éclosion de velléités pour la prise du pouvoir. L’ambiance qui prévaut dans le sud du pays où, dit-on, certains cadres de cette partie du pays s’organiseraient pour ne pas laisser échapper les choses, cette fois, semble confirmer l’ampleur de la vague de prétendants pour succéder à Ali Bongo Ondimba, au cas où la vacance de pouvoir serait prononcée par la Cour Constitutionnelle.

Des sources concordantes, dans les provinces de la Ngounié et la Nyanga, les tractations vont bon train pour que le moment venu, ces provinces appuient simplement sur le bon bouton pour adopter une conduite qu’elles auront longtemps décidé et faire entendre ainsi leurs voix.

Les mêmes sources indiquent que, pour deux raisons, le Sud du pays estime que son tour de briguer le pouvoir suprême est arrivé. Il s’agirait, premièrement, de la latitude que leur offre le poste de président du Sénat. Madame Milebou Aubusson épouse Mboussou, en plus du droit qui est le sien pour assurer l’intérim du président de la République, devrait user de son pouvoir pour amener le parlement, jusque-là, représenté uniquement par le Sénat, à favoriser l’adoption de nouvelles dispositions constitutionnelles, afin de permettre au vice-président actuel de légitimer un peu plus les attributs de son pouvoir pour remplacer numériquement le Président. Pour ces cadres du Sud, aucune hypothèse ne saurait, en l’état actuel des choses, laisser leur terroir en marge des enjeux du moment.

Pour une certaine opinion, le dynamisme éloquent dont fait montre, ces derniers temps le vice-président Pierre-Claver Maganga Moussavou, militerait à l’esprit de la démarche du Sud autour de la question de la succession à l’actuel Président de la République. Vrai ou faux, il reste à relever toutefois la liberté de ton chez de nombreux compatriotes originaires du Sud du pays, estimant que le fusil doit désormais changer d’épaule, pour permettre une nouvelle expérience dans la gouvernance du pays, au sommet de l’État.

 

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