Urbanisation des capitales provinciales . Une meilleure redistribution des revenus s’impose

Urbanisation des capitales provinciales . Une meilleure redistribution des revenus s’impose

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Par manque d’activités, l’essentiel de la population gabonaise déserte l’intérieur du pays pour venir vers la métropole, en quête d’un mieux vivre. Malgré cet exode massif, qui menace dangereusement l’équilibre des villes de l’hinterland, aucune politique n’est mise en œuvre par les dirigeants, pour permettre aux capitales provinciales de connaitre un semblant de développement.

Au-delà des slogans politiques – plan stratégique Gabon émergent ; égalité des chances, entre autres -, rien de concret qui vise à mettre en route ce développement n’est observable. Pis, ces villes de l’intérieur se désagrègent plutôt : pas de sociétés implantées, donc aucune possibilité d’emploi, pas d’espaces de loisirs, pas d’établissements supérieurs… Bref, il n’existe aucun pôle d’attraction dans nos provinces, pour que les populations veuillent s’y fixer.

Or, pour que l’on puisse entrevoir les prémices du développement – non pas le rêve utopique de l’émergence brandi pour dans 9 ans  par les dirigeants actuels -, la priorité serait de doter les capitales provinciales de structures et d’infrastructures adéquates. L’objectif étant de faire en sorte que les populations trouvent un intérêt à y retourner, et dans le même temps, désengorger Libreville. Parce que telle que les choses se présentent, la capitale gabonaise ressemble à un conglomérat de villages qui se superposent. Ce qui est loin de constituer une ville moderne, comme on les rencontre ailleurs.

Que l’on soit à Oyem, Lambaréné, Mouila, Port-Gentil ou Makokou, il faudrait que cesse la politique du don, qui consiste à faire croire que l’Etat ne peut rien faire, mais que seuls ceux qui dirigent disposent plus de moyens pour donner au peuple. Car une telle approche, expérimentée par feu Omar Bongo Ondimba et pérennisée par Ali Bongo, n’a pas permis l’essor de ces villes du Gabon. Bien au contraire.

La meilleure approche, pur l’instant, est donc d’appliquer la décentralisation, dans le sens noble du terme. Afin que les Conseils municipaux et départementaux deviennent de véritables outils de développement du pays.

ADN

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