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Transfert du foncier à la CDC : Léyama veut un débat télévisé avec Owono Mba

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©DR

Depuis la décision du Gouvernement de transférer le patrimoine foncier de l’Etat à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) le 2 octobre dernier, les réactions d’hostilités à cette décision n’ont cessé de se faire entendre. 

Tour à tour, Georges Mpaga, puis Jean Ping ont dénoncé cette décision, et, maintenant, Jean-Valentin Léyama, pourtant soutien d’Ali Bongo et du Gouvernement, demande un face-à-face télévisé avec le ministre de l’Economie et des Finances. Le fondateur de  »Touche pas à ma Terre », qui nous rappelle le  »Touche pas à mon Président » de Ghislain Etoughet en octobre 2008, estime que ce transfert comporte de nombreux risques dans la gestion du foncier au Gabon.

La crainte est présente partout. Dans l’opinion, on exprime une certaine peur.  »A qui va aller la terre du Gabon? », entend-on ici et là depuis le 2 octobre, date de la décision des autorités gouvernementales. Pour dire les choses de manière crue, le Gabonais lambda, et pas seulement lui, se dit convaincu que le fait de transférer 1534 titres fonciers de l’Etat à la CDC est la preuve que  »certains là-haut là-bas » veulent s’approprier des terres et faire de la spéculation foncière.

Cela nous étonnerait que Roger Owono Mba accède à cette requête

Ils le disent d’autant plus que déjà, depuis quelques années, la spéculation foncière se fait dans la commune d’Akanda. Les cadres du secteur parapublic et du secteur privé, ainsi que les hauts fonctionnaires, ont leurs yeux sur les meilleures parcelles du pays. Pourtant présumé proche d’Ali Bongo Ondimba, Jean-Valentin Léyama fait visiblement partie de ces Gabonais qui craignent et redoutent des effets pervers de la décision gouvernementale.

Il a pris ses dispositions pour un face-à-face avec l’autorité ministérielle compétente, Roger Owono Mba, dont le ministère assure la tutelle de la CDC. Citant les dispositions du Code de la Communication relatives à la tenue des débats dans les médias audiovisuels, il a écrit au directeur général de Gabon Télévisions à cet effet. Présent à Washington au moment où nous écrivons, Roger Owono Mba n’a pas encore réagi à cette requête. Mais de mémoire de journaliste, je n’ai jamais vu un membre du Gouvernement gabonais accéder à une telle demande. Trop frileux, trop couard, trop craintif d’être dans un face-à-face !

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