Tournée républicaine du chef de l’Etat Une grosse duperie !

Tournée républicaine du chef de l’Etat Une grosse duperie !

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Pour un candidat déclaré, il profite des moyens de l’Etat pour sa précampagne.

A une quarantaine de jours de la présidentielle du 27 août prochain, la tournée dite républicaine qu’entreprend l’actuel chef de l’Etat ressemble fort bien à une campagne avant l’heure.

Ce sont les villes, les départements et autres villages qui seront visités par celui qui a déposé sa candidature le 9 juillet dernier. En choisissant, après son dépôt de candidature, d’entreprendre une tournée républicaine, il est clair qu’Ali Bongo a commencé sa campagne. Il sait qu’en deux semaines de campagne, il lui sera difficile de parcourir tout le Gabon profond comme Jean Ping l’a parcouru deux ans durant, avec ses propres moyens.

Dans un pays normalement constitué où les institutions sont fortes, c’est-à-dire, indépendantes, une telle opération aurait dû être interdite tout simplement. Mais on est au Gabon, le pays de tous les possibles, où les moyens de l’Etat sont confondus aux poches des gouvernants.

Ici, ce sont les moyens de l’Etat qui sont vraisemblablement mis à contribution pour permettre au candidat déclaré Ali Bongo de faire sa campagne maquillée en tournée républicaine. Une grosse duperie. Pourtant, en 7 ans, en dehors des conseils des ministres délocalisés où il va d’ailleurs devoir justifier toutes les promesses issues de ces fameux conseils des ministres, l’homme n’a jamais pensé aller dans le Gabon profond, en dehors d’un passage chez les pygmées un an après son avènement au pouvoir. Et les raisons de cette escapade était, selon certaines indiscrétions, beaucoup plus enclines aux considérations mystico-spirituelles auprès du peuple autochtone.

A Etéké, Mabanda, Moulingui-Bindza et autres bourgades où les conditions de vie sont inhumaines, Ali ira expliquer aux populations de ces bleds pourquoi son pouvoir, sept ans durant, n’a pas eu d’yeux pour elles. Pour qu’elles deviennent subitement fréquentables à quelques encablures d’un scrutin présidentiel qui doit sanctionner l’action de celui qui proclame l’émergence du Gabon d’ici 2025. Alors que les prémices de cette politique sont cruellement invisibles.

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