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Sur  les raisons de son départ du PDG : Tapoyo a un mot sympa pour tous, sauf pour BLA

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Alexandre Désiré Tapoyo a nouveau militant du CLR/©DR.

Les mots choisis par l’ancien proche de Jean-Boniface Assélé sont très durs. Est-ce une alerte à une situation qui menacerait le Gabon ou un avertissement sur un futur immédiat ?

Alexandre Désiré Tapoyo quitte le Parti démocratique gabonais (PDG) deux années exactement après y être revenu. Il faut dire qu’avant d’aller militer, pendant une dizaine d’années, au Centre des Libéraux-Réformateurs (CLR), l’ancien ministre chargé des Gabonais de l’Etranger était un militant du PDG connu alors pour être membre de l’écurie de Delphine Yéyet Pradines, alors vice-présidente de l’Assemblée nationale. Il quitte donc à nouveau cette formation politique au sein duquel il a fait ses premiers pas en politique, mais cette fois, les raisons semblent être très sérieuses, même si on s’y perd parfois.

Tapoyo a un mot sympa pour tous, sauf pour BLA

En effet, si l’on en croit la trame des mots utilisés par l’intéressé, Alexandre Désiré Tapoyo dit   »répondre à un impératif, plus grand que nous tous ». On s’y perd un peu, car il ne dit pas précisément de quel impératif il s’agit. Se croirait-il investi d’un destin national, comme d’autres avant lui, qui ne sont toutefois pas allés jusqu’au bout de leur démarche ? De quel impératif s’agit-il ? C’était pourtant le moment pour lui de dire, non pas ses ambitions, mais ses convictions profondes. Il plonge plutôt l’opinion dans des pensées inachevées. Pourquoi une telle décision est-elle annoncée deux mois après son éviction du poste de PCA de la Société gabonaise de Transport (Sogatra) ? Et surtout pourquoi n’a-t-il pas attendu que la tournée du directeur de cabinet du Distingué Camarade Président du PDG dans l’Estuaire, sa province nationale, se déroule et s’achève ? Par ailleurs, alors qu’il réaffirme toute son amitié au Secrétaire Général du Parti démocratique gabonais, Eric Dodo Bounguendza, et aux élus de son arrondissement, Gabriel Malonga Mouélé et Annie-Chrystel Limbourg Iwenga, Alexandre Désiré Tapoyo ne renouvelle ni amitié, ni affection, et encore moins de la considération, au directeur de Cabinet du président du PDG, Brice Laccruche-Alihanga.

D’où la réaction de certains observateurs de la vie publique qui y voient un lien. Pour ceux-ci, les mots utilisés semblent viser le directeur de Cabinet du président du PDG ou ses proches et amis qui paraissent aujourd’hui omniprésents dans la sphère politique et administrative. Dans un style qui n’est pas loin de rappeler celui de son homonyme Alexandre Barro Chambrier, l’ancien militant de base de la section 4 du 1er siège du 1er arrondissement de Libreville écrit :  »Des ombres se profilent à l’horizon, avec la ferme intention de DÉTRUIRE L’OEUVRE DE CONSTRUCTION NATIONALE issue de plusieurs vies et de plusieurs générations ». Qui sont ces  »ombres » ? Alexandre Désiré Tapoyo ajoute :  »Tapies autour de chacun de nous, elles prennent, chaque jour qui passe,  de l’assurance, et gagnent du terrain ». Qui gagne du terrain ? Le fait que BLA soit sur le terrain dérangerait-il le militant démissionnaire ? Et il prévient :  »Le Gabon que nous avons connu et dont nous sommes fiers, terre de liberté, de justice sociale et de prospérité, est menacé par cette obscurité ». De quelle  »obscurité » parle-t-il ? Il est dommage que l’intéressé ne soit pas explicite, mais peut-être a-t-il été compris dans le  »pays Mpongwè » qui vient de voir la réaction de LOG, autre membre de cette communauté, sur les bénédictions faites à BLA par ADB à l’Hôtel de Ville de Libreville :  »les idiots aussi vieillissent » !

Laure-Olga Gondjout au sujet de Berre qui a remis une torche indigène à BLA :  »les idiots aussi vieillissent » !

Concernant cette démission fracassante de Désiré Tapoyo du PDG et donc de son mandat de Conseiller municipal de Libreville, l’hypothèse de l’existence de dissensions immenses et d’énormes désaccords sur la conduite des affaires de ce parti est celle qui est retenue par les observateurs de la vie politique gabonaise. Et si Tapoyo et Gondjout voulaient doucher la grande traversée de BLA à Libreville le 5 octobre prochain…

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