Sortir de l’anachronisme, de la barbarie…et de la honte.

Sortir de l’anachronisme, de la barbarie…et de la honte.

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Alors que sous d’autres cieux, les préoccupations sont à la croissance économique, à la création d’emplois, à la recherche scientifique pour améliorer, encore plus, le mieux être des populations, à la découverte des espaces terrestres ; au Gabon, on en est encore à ne pas pouvoir organiser un scrutin transparent, avec un fichier des électeurs de près de 600. 000 inscrits, presque un nombre d’électeurs équivalent à celui d’un quartier de Lagos au Nigeria, et même d’Abidjan en Côte d’Ivoire.

Il y a là quelque chose d’anachronique, le Gabon accumulant ainsi un énorme retard par rapport au monde contemporain. Un monde où les processus électoraux ne se soldent plus par des émeutes et des tueries. Un monde où les valeurs de la démocratie sont devenues des vertus. Un monde où l’alternance s’impose comme l’une de ces valeurs. Et comme tout anachronisme plonge dans la barbarie, voilà pourquoi aujourd’hui, à Libreville, Port-Gentil et dans bien d’autres provinces du pays, des familles comptent les morts et des disparus, suite aux évènements survenus le 31 aout 2016. Et quelque soit le nombre de personnes tuées, un mort est toujours de trop, surtout lorsqu’il ne s’agit pas d’un décès naturel, suite à une maladie.

Les Gabonais sont ainsi couverts de honte. Honte de savoir que leurs autorités sont incapables d’organiser une élection sans en falsifier grossièrement les chiffres. Honte du fait qu’à l’extérieur du pays, l’on sait que les mêmes autorités peuvent justifier cette falsification des chiffres en s’abritant derrière un prétendu ‘’repli identitaire’’, alors qu’elles sont censées œuvrer pour la cohésion nationale, et pour la construction de la jeune nation Gabon. Honte de voir leur pays être mis à l’index par la communauté internationale qui a découvert une ‘’évidente anomalie’’ lors de la proclamation officielle des résultats du scrutin présidentiel du 27 aout 2016 dernier.

C’est donc toutes hontes bues que ces Gabonais attendent le verdict de la Cour Constitutionnelle, avec l’espoir qu’il n’y a plus que cette dernière qui les en lavera. Ainsi prendra un terme, ose-t-on l’espérer, le désamour profond qui existe depuis des années entre eux les (Gabonais) et la Haute Cour. Ce sera également la fin de l’anachronisme et de la barbarie, pour que s’installe la modernité dans la vie politique, économique, sociale et culturelle gabonaise.

N.N.M

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