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SDG :La fin des jours heureux

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Les SDG, comme d'autres partis, où trouvent-ils leurs financements?/©DR

Le siège des Sociaux-Démocrates gabonais est en ébullition ces derniers temps, c’est dire si cette formation politique, la deuxième sur l’échiquier politique national et dans la majorité républicaine pour l’émergence avec ses 7 députés au compteur, ne va pas mettre la clé sous le paillasson. Au-delà de la guerre qui prévaut entre le président dudit parti et les élus de cette formation politique, le personnel, quant à lui, réclame quatre mois d’impayés de salaire.

Juste Louango, le Président des Sociaux-démocrates gabonais, va-t-il abandonner sa formation politique ? En tout cas, les nouvelles qui parviennent du siège des charbonnages ne sont pas rassurantes. La quiétude n’est plus de mise comme il y a encore 6 mois. C’est dire si, le temps de vie des Sociaux-démocrates gabonais ne dépendait pas du temps de gloire de BLA et consorts∙

La semaine dernière, nous faisions état du climat délétère qui prévaut entre Juste Louango et les 7 députés de cette formation politique, pour de raison de cotisations. La situation s’est envenimée avec la correspondance du patron des SDG envoyée au bureau de l’Assemblée nationale, avec pour seul mot d’ordre : « l’éviction, au poste de président du groupe parlementaire, de Pierre Daniel Indjedje Ndala, député du premier arrondissement de la commune d’Owendo ». Si l’élu réfute toutes les accusations qui pèsent sur lui, il jure la main sur le cœur, que Juste Louango ne peut l’exclure de cette formation politique,  encore moins le virer du poste de président du groupe parlementaire. Avis partagé par l’ensemble des élus SDG à l’Assemblée nationale. Et pour cause : Juste Louango n’a pas donné un copeck durant la campagne et donc n’est pas à l’origine des résultats du parti, clament-ils. De même qu’ils confirment que le fonctionnement du parti a toujours dépendu de BLA et de Patrichi Tanasa Mbandiga.  D’ailleurs, certaines indiscrétions affirment que le luxueux siège du parti, sis aux Charbonnages, appartiendrait à ce dernier.

L’autre point qui donne des urticaires au Président du SDG : la dette des salaires du personnel de cette formation politique. Selon nos informations, cette dernière s’élèverait à quatre mois d’impayés qui correspondent  exactement au nombre de mois déjà mis en prison par les principaux sponsors du parti. Face à la galère qui prévaut actuellement, plusieurs coordinations sont en arrêt, faute de moyens, pour se mouvoir sur le terrain∙ De même qu’il est fait état des absences régulières de Juste Louango au siège du parti, fuyant ses engagements.

Pour la petite histoire, avant d’être les Sociaux démocraties gabonais, le parti avait pour nom  Front patriotique des ferrailleurs (FPF), un regroupement des fils et filles du sud, avec des ambitions politiques. Bla en a fait une formation politique digne de ce nom, en la dotant de tout le confort  nécessaire. C’était également le cas de RV, de Tony Ondo Mba. Ainsi, le parti les Sociaux-démocrates gabonais est devenu un parti du sud et le RV, celui du nord, selon la vision de l’initiateur.

Mais c’était sans compter avec leurs  ennuis judiciaires

 Boris Biyoghe

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