Samedi 23 juillet 2016 : la marche de protestation écourtée

Samedi 23 juillet 2016 : la marche de protestation écourtée

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Le weekend écoulé, samedi 23 précisément, l’ensemble de l’opposition s’est retrouvé au siège de l’ADERE pour une marche pacifique, en guise de protestation à la candidature d’Ali Bongo. Et comme il fallait s’y attendre, l’armée aux ordres du pouvoir a tout simplement écourté cette marche pourtant pacifique.

Samedi 23 juillet, très tôt le matin, les secteurs boulevard Triomphal, Ancienne Sobraga, entrée ancienne RTG ont été barricadées par les hommes cagoulés et armés jusqu’aux dents. Le but de ces barricades était d’interdire l’accès aux militants de l’opposition et leurs leaders, qui avaient choisi le Rond Point de la Démocratie comme point de départ pour cette marche qui, en principe, devait s’achever à la place Rio dans le troisième arrondissement de Libreville, où une déclaration devait être lue par Albert Ondo Ossa, coordonateur de l’Union Sacrée pour la Patrie.

Face à cette situation, le scénario a donc été modifié. C’est donc le siège de l’Adère, à l’Ancienne Sobraga qui a finalement été choisi comme point de départ. Là aussi, les hommes en treillis étaient déjà présents. Il est 12h30 lorsque cette marche pacifique a débuté. Bien avant, Albert Ondo Ossa a donné des instructions fermes afin que cette marche soit simplement pacifique, donc pas de débordement : « Nous faisons une marche pacifique, pas de débordement. S’ils nous empêchent, nous ferons une déclaration ».

Seulement voilà, une fois la marche entamée, non loin de l’ancienne RTG, les hommes cagoulés et armés jusqu’aux dents ont commencé à charger. Du coup, face à cette situation, bon nombre de manifestants ont dû se disperser. Tel un état de siège, la zone Ancienne Sobraga a été le théâtre d’un échange de bombes lacrymogènes et autres projectiles entre policiers et manifestants.

Résultats des courses, de nombreux blessés. Deux  journalistes, dont un de l’AFP ont été tabassés, celui de RTN est tombé dans les pommes. Et bien évidement de nombreuses arrestations.

  Boris Biyoghe

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