Retour de Jean Ping Quand la déferlante ‘’Jaune’’ continue de créer la...

Retour de Jean Ping Quand la déferlante ‘’Jaune’’ continue de créer la panique

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Cette couleur était à perte de vue à l’aéroport Léon Mba, arborée par des milliers des partisans de Jean Ping à son retour au Gabon, après un périple en Europe et aux Etats-Unis.

 L’annonce sur les réseaux sociaux du retour de Jean Ping, a conduit les émergents – qui ont une peur bleue à l’évocation de son nom – à dépêcher sa police aux ordres dès les premières heures de cette matinée du samedi 26 novembre, dans plusieurs artères de Libreville. Du coup, l’ambiance qui était attendue à l’occasion de la quatrième édition du Marathon de Libreville, n’a pas eu l’effet escompté. La sécurité prévue à cet effet, était davantage concentrée à ce retour de celui qui se considère toujours comme le ‘‘président élu’’.

Toute chose qui n’a pas rendu la tâche facile aux piétons et aux automobilistes, avec plusieurs axes routiers de la ville barrés. Dès 14h, l’accès à l’aéroport Léon Mba était quasi impossible, notamment pour les personnes qui arboraient les tee-shirts de couleur jaune, pire à l’éffigie de Jean Ping. De même qu’une fouille complète des véhicules et de leurs propriétaires a été organisée, avant de leur interdire l’accès au parking de l’aéroport. Mêmes les usagers qui n’avaient rien avoir avec cette manifestation n’ont pas été épargnés, en dépit de la présentation de leurs cartes de presse, avant d’être invités à vider les lieux. « C’est la presse de l’opposition », ne manquaient pas de relever les policiers en faction. Ceux qui attendaient leur président aux abords de l’aéroport ont, eux aussi, été à leur tour chassés, quand certains ne se faisaient tout simplement pas embarquer par la police, visiblement très remontée contre cette mobilisation. Même l’ancien ministre de l’intérieur sous feu Omar Bongo, Clotaire Ivala, désormais dans l’opposition, a été interdit d’accès. Pendant ce temps, le salon d’honneur de l’aéroport est resté fermé, sans explication aucune, alors que son accès est payant pour tout individu désirant l’occuper.

Face à une telle situation qui ternie davantage l’image de ceux qui ont décidé de prendre le pays en otage, tout porte à croire que le pouvoir n’est pas prête à rechercher la stabilité du pays. Des comportements qui ne montrent aucun signe d’apaisement, quant à la tenue d’un quelconque dialogue.

Boris Biyoghe

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