René Aboghe Ella : l’homme qui risque de mettre le Gabon à...

René Aboghe Ella : l’homme qui risque de mettre le Gabon à feu et à sang

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Il se trouve à la tête de la commission Electorale Nationale Autonome et permanente des décennies durant, René Aboghe Ella comme s’il en avait seul les compétences. Entre le choix du droit et celui du ventre, il a opté pour le deuxième. Beaucoup se demandent  même s’il  a encore de la personnalité. Et tout porte à croire qu’il lie l’existence du Gabon à celle de la famille Bongo dont il est le vassal.

Déjà en 2009, les Gabonais ne l’on pardonné d’avoir laissé Jean François Ndongou, à l’poque  ministre de l’intérieur,  faire intrusion dans les locaux de la CENAP, interrompre une plénière de compilation des résultats du scrutin présidentiel  de cette année, puis les proclamer, en s’appuyant rien que sur des procès verbaux concoctés  par ses propres services. René Aboghe Ella se rendait, de ce fait, complice du 1er coup d’Etat électoral perpétré par Ali Bongo Ondimba. Par la suite il eut un massacre à Port Gentil et il le porte aujourd’hui sur sa conscience, s’il en a une. Et pendant les 7 années qui viennent de s’écrouler il a été  difficile de le rencontrer en public. Et lorsqu’un Gabonais     se fait discret dans  son propre pays, ou qu’il se cache même, avouons qu’il a des choses à se reprocher.

Cette année, René Aboghe Ella récidive. Il n’a que faire du contentieux qui  fâche, celui relatif à la situation d’Etat civil d’Ali Bongo Ondimba ! Les gabonais  dans leur immense majorité, l’attendaient là-dessus et ils n’ont guère été  surpris. L’intéressé, Ali Bongo Ondimba, avait lui même reconnu sur les ondes d’une radio internationale, Radio France Internationale, pour ne pas la nommer, que l’acte de naissance fourni dans son dossier de candidat à l’élection présidentielle anticipée de 2009 relevait du ‘’ faux’’.  Depuis lors beaucoup d’eau et de salive ont coulé sous les ponts du Gabon. Pour prouver qu’il était réellement celui  qu’il prétend être, il a eu recours aux archives d’Etat civil de la Mairie de Brazzaville  puis à celles coloniales de Nantes. On s’attendait alors qu’il fournisse une des déclarations de naissances provenant de ces deux administrations,  au bout du compte, il a ressorti le faux de 2009, avec en sus des informations différentes en ce qui concerne le nom du père et le numéro de la pièce d’Etat civil. Où sont alors passées  les déclarations de naissance de Brazzaville et de Nantes ?

Tout ceci ne dit rien à René Aboghe Ella,  qui prétend avoir agit selon la ‘’légalité’’. Lorsque le ‘’le faux’’ devient ‘’légalité’’, il y a de quoi réécrire le droit.

En réalité René Aboghe Ella et son mentor Ali Bongo  sont dans la logique de la force. Ils veulent mettre le pays à feu et à sang marcher sur des cadavres pour finalement gouverner un cimetière. Ils ne s’inspirent même pas des expériences vécues ailleurs là où des dictateurs ont été déboulonnés par des peuples aux mains nues. Reprenant Mao Ze Dong, Omar Bongo n’aimait –il rappeler que l’on peut tout faire avec des baîllonnettes., sauf s’asseoir dessus.

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