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Régénération et revitalisation au sein du PDG L’impossible reforme

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La coloration, dans les rangs du PDG, n’a visiblement pas changée après le dernier congrès avancé qui visait pourtant la régénération et la revitalisation. Du coup, les jeunes cadres du parti au pouvoir contraints de ronger leur frein, ruminent de colère pour leur mise à l’écart par les mêmes caciques. Ces derniers auraient usé de leurs fortunes pour se maintenir au bureau politique. 

Le parti démocratique gabonais au pouvoir, a-t-il l’objectif principal visé par son dernier congrès avancé, à savoir la régénération et la revitalisation ? Pas si sûr ! A en juger par de fortes récriminations qui émanent de ses structures de base disséminées à travers  le pays. Un climat des plus délétères qui n’augure rien de bon pour le PDG dans la perspective des prochaines élections législatives.

A quelques exceptions. En effet, en lieu et place de la régénération, c’est-à-dire le renouvellement de l’élite politique du parti cinquantenaire, la réalité  à l’issue des assises du fameux congrès avancé est un indicateur sur ce que le PDG demeurera un parti atypique au sein duquel seuls les gros crabes auront droit de citer.

Tenez par exemple, dans les rangs de la formation politique de feu Omar Bongo, la jeune classe pointe un doigt accusateur sur les barons qui ont décidé, à l’occasion du congrès de la régénération, de mettre à contribution leurs fortunes personnelles pour se maintenir en poste au bureau politique.

La réalité est quasi-généralisée. Dans les neuf provinces du pays, les jeunes plutôt sans ressources, mais pourtant aptes à prendre le relais dans les circonscriptions qui s’apparentent toujours à des chasses gardées, rongent leur frein. Ils n’ont de choix en l’état actuel des choses que d’espérer une prochaine fois  que leur offrirait un prochain congrès, afin qu’ils accèdent à de prestigieuse fonction de membre du bureau politique.

Du coup, les mêmes vétérans vont avoir le dernier mot, notamment sur les investitures des candidats du parti au pouvoir pour les élections législatives à venir. Pas très sûr que beaucoup d’entre eux soient des cartes crédibles pour ramener à Ali Bongo Ondimba une majorité confortable de député à la prochaine législature au Palais Léon MBA.

Selon nos informations, plusieurs circonscriptions politiques, les électeurs devant prendre part au vote des membres du bureau politique auraient été convoyés en contingences renforcées. Ce qui naturellement aura pour conséquence d’avoir complètement la lecture et le besoin pour la plus hautes autorités du PDG de voir clair dans ses troupes qui ne faisaient plus l’affaire. Non sans oublier qu’il était surtout question pour le parti au pouvoir   d’injecter du sang neuf dans le fonctionnement du parti. Aujourd’hui les voix qui s’élèvent dans bon nombre de localités de l’intérieur du pays pourraient avoir des conséquences dont le siège du PDG ne mesure pas toujours les conséquences. Dans les provinces de la Ngounié, la Nyanga et le Haut-Ogooué par exemple, il se signalerait déjà un réveil de jeunes loups aux dents aiguisées qui ruminent leur colère suite à ce qu’ils qualifieraient de  hold-up politique dont ils auraient été victimes lors du congrès de la régénération qui n’aura finalement été que de nom.

Comme quoi, le décor qui prévaut encore au sein de la hiérarchie politique du PDG toujours composée de vieux caciques, bien que ces derniers se disent eux-aussi  « régénérés », devra prévaloir durant la prochaine décennie. Mais est-elle seulement gage de réussite pour le parti des masses pour les joutes électorales qui pointent à l’horizon ?  En tout cas, nombreux sont ceux qui émettent de sérieuses réserves quant aux effets collatéraux induits par cette reforme finalement impossible de la régénération et la revitalisation dans les rangs du parti au pouvoir aujourd’hui vieux de cinquante (50) ans.

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