Accueil Politique Querelle au sein de la famille Dabany: Quand les postes politiques...

Querelle au sein de la famille Dabany: Quand les postes politiques divisent les familles

PARTAGER
La famille Dabany lors d'une rencontre avec la presse.

 C’est en tous cas ce qui se passe actuellement au sein de la famille Dabany. Le frère aîné, Jean Boniface Asselé, Président du Cercle des libéraux réformateurs (CLR) et sa petite sœur Joséphine NKama, membre du parti Démocratique Gabonais (PDG),  plus connue sous son  nom d’artiste, Patience Dabany, mère du Président de la République,  Ali Bongo.  Pour la conquête des postes politiques et le leadership dans le 3ème arrondissement, les enfants Dabany auraient  choisi la place publique pour régler leurs  comptes.    

Lors d’une émission radiodiffusée sur sa chaîne “Génération Nouvelle,” le président du Cercle de libéraux réformateurs (CLR), a clairement exprimé son mécontentement et dénoncé les agissements de sa petite sœur, Patience Dabany. Au sortir de cette émission, le frère aîné, a même menacé de quitter, la majorité républicaine pour l’émergence, dont le président n’est autre que le Président de la République, Ali Bongo.  Le couvercle vient donc de sauter lors de cette première phase des élections législatives et locales 2018,  dans le 3ème  arrondissement de Libreville. La famille Dabany, qui a souvent voulu montrer lors des joutes électorales, notamment pendant l’élection présidentielle, qu’elle était soudée, est aujourd’hui au bord de l’implosion. Selon des témoignages concordants, Joséphine Nkama aurait passé son temps à dénigrer son frère tout au long de la campagne électorale.  Au sortir des élections législatives et locales jumelées organisées samedi dernier, Jean-Boniface Assélé a déclaré  ne plus faire partie de la majorité présidentielle pour ne pas cautionner l’imposture et mise à mort du Gabon. “Je ne ferai plus parti de cette majorité. Je dis ce que je pense, ” a-t-il confié aux journalistes, dénonçant une majorité mécanique obtenue grâce à des manœuvres dolosives.

  Raison pour laquelle,  le Président du CLR, a annoncé à ses militants, qu’il n’acceptera pas de diriger l’Hôtel de ville de Libreville, avec le PDG, car, en croire ce dernier,   la précédente expérience n’aurait  pas été convaincante.  «J’étais uniquement chargé d’assurer l’intérim. Et chaque fois que j’étais au bureau, on m’apportait des papiers pour signer. Je signais des actes de décès. C’est tout ce que je faisais, et j’ai pris peur de ce que, à force de signer des actes de décès, c’est moi qui allais décéder. Je suis donc resté chez moi», avait lâché Asselé.

Le divorce pourrait dont être prononcé au sortir de ces élections législatives et locales, entre le PDG, parti au pouvoir et le CLR  de Jean Boniface Asselé. Surtout que, ce dernier affirme qu’on lui aurait promis de l’argent et des petits arrangements, pour faire tomber, Alexandre Barro Chambrier, Président du parti Rassemblement Héritage et modernité, et candidat dudit parti aux législatives dans  le 4eme arrondissement de Libreville. Sur ce sujet, Tonton associé est clair,  «On ne m’achètera pas. Je ne laisserai pas ces choses se faire», a- t-il indiqué. Ainsi la guerre est désormais ouverte entre les Dabany, pour la conquête des postes politiques, et la recherche effrénée d’un leadership, dans le  3ème arrondissement.

 

PARTAGER