Prison centrale : visite interdite de Jean Ping : Les explications de...

Prison centrale : visite interdite de Jean Ping : Les explications de Ndong Essame Ndong ne semblent pas convaincre.

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Le procureur de la République, prêt le tribunal de Libreville, s’est donné à un exercice assez difficile: celui de tenter de convaincre, à tout prix, l’opinion sur le refus à Jean Ping et à quelques membres de sa coalition, de visiter certains détenus. Surtout que ces derniers avaient déjà reçu un permis de visite.

« Dura lex, sed lex », la loi est dure, mais c’est la loi, a-t-on coutume de dire. Mais tel que veut la faire  appliquer Steeve Ndong Essame Ndong, ne semble  pas  convaincre certains dans l’opinion. Surtout que le procureur de la République prêt le tribunal de Libreville, veut renvoyer son collègue, le juge d’instruction, qui a signé le permis de visiter, à ses chères études. Et pour cause, s’il est tout aussi vrai que seuls, les parents, (conjoints, ascendants, descendants) et les avocats peuvent communiquer avec les détenus, le juge d’instruction en charge de l’affaire, avait-il oublié ces dispositions de la loi ? On comprend pourquoi, le procureur s’est refusé de polémiquer là-dessus. Pourtant, dans sa correspondance adressée aux avocats de Jean Ping, Steeve Ndong Essame Ndong laisse entendre à ses interlocuteurs qu’ : « Il est important de rappeler que ces détenus font actuellement l’object d’une information judiciaire devant deux juges d’instruction qui sont les seuls, à ce stade de la procédure, habilité à apprécier et autoriser toutes les communications avec les inculpés placés en détention préventive dans le cadre de l’instruction des affaires les concernant. En conséquence, continue le procureur de la République,: « je suis au regret de ne pas pouvoir donner une suite favorable à votre demande rappelée en objet ». Tout est clair, comme de l’eau de roche, Ndong Essame Ndong, renvoie ses interlocuteurs vers les deux juges d’instructions en charge de l’affaire. Ce que les deux avocats ont fait et ont obtenu un permis de communiquer délivré par l’un des juges d’instruction en charge de l’affaire.

Autant dire que les explications de Steeve Ndong Essame Ndong ne convaincs pas du simple fait que toutes les parties, c’est-à-dire, procureur de la République, juge d’instruction et le directeur de la prison centrale, ne sont pas tombés d’accord au préalable, c’est-à-dire, parler d’une même voix. Une incohérence administrative qui en dit long.

Serge Du Palvier     

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