Présidentielle Comment le PDG entend organiser la fraude

Présidentielle Comment le PDG entend organiser la fraude

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Le parti démocratique gabonais (PDG), dont Ali Bongo est le candidat, a été institué comme parti unique le 13 mars 1968 à Libreville par l’ordonnance présidentielle n° 13/ 68 signée d’Albert Bernard Bongo, (feu Omar Bongo Ondimba) ; et ce, en violation de l’article 4 de la Constitution du 21 février 1961 qui consacrait le multipartisme et alors même que son article 42 ne lui accordait nullement le droit de recourir à un tel texte pour créer un parti politique.

C’est donc, comme chacun peut aisément le constater, à la suite d’un véritable coup d’Etat contre la loi fondamentale en vigueur que cette formation politique a vu le jour. Et comme si cela ne suffisait pas, cette naissance par fraude à la loi a été assortie d’un ignoble mensonge : celui constituant à faire croire que cette formation politique serait plutôt née à Koulamoutou, dans la province de l’Ogooué Lolo, le 12 mars de la même année. Ce que dément absolument ce qui précède. Mais, malgré cela, on continue à entretenir cette contre vérité et à berner le peuple gabonais.

Ayant la fausseté dans ses gènes, pour ne pas dire son ADN et s’identifiant à elle, le Parti démocratique gabonais n’a pu se maintenir au pouvoir, de 1990 à nos jours, qu’en recourant systématiquement à la fraude et aux coups d’Etat électoraux, ceux de 1993 et 2009, qui se sont soldés par de nombreux morts, sont encore présents dans l’esprit de tous les Gabonais. Engagé dans la course à la présidentielle du 27 août 2016, ce parti illégal n’entend pas déroger à la règle. Il l’a d’ores et déjà laissé entrevoir en s’accaparant, sans vergogne et sur toute l’étendue du territoire national, de tous les espaces publics d’affichage au détriment de tous les autres candidats,  la suite n’augure donc rien de bon. En effet, à l’occasion de la présente élection présidentielle et comme l’indiquent des sources concordantes, ce parti va encore s’illustrer négativement en organisant une fraude massive et, en cas d’échec de celle-ci, un énième coup d’Etat électoral. La fraude dont il est question sera, à en croire ces sources, un récital de toutes celles qui l’a expérimentées depuis 1990. Autrement dit, tout va y passer : le bourrage grossier des urnes, la substitution des urnes véritables par des urnes pirates, la manipulation et le toilettage de la liste électorale déjà réalisées, les votes multiples grâce notamment aux doublons et triplons volontairement laissés sur la liste dans certaines localités, l’achat de consciences des électeurs et des représentants des candidats des électeurs et des représentants des candidats de l’opposition dans les bureaux de vote et les commissions électorales, l’achats des procès verbaux ou leur falsification par imitation des signatures des assesseurs et vice-présidents représentants l’opposition dans les bureaux de vote, l’achat des cartes d’électeurs, l’usage abusif et irrégulier des procurations pour notamment masquer le vote des étrangers etc…

En guise d’illustration et en ce qui concerne le vote multiple, par exemple, notre source indique qu’après avoir voté à Libreville, les milliers de recrues actuellement en formation à la sécurité pénitencière ou ailleurs, seront déployés à Port-Gentil pour y voter à nouveau et après quoi, ces derniers participeront aux opérations  de maintien de l’ordre aux côtés des forces de défense et de sécurité.

S’agissant de personnes facilement identifiables par leurs boules à zéro, ce procédé de fraude pourra-t-il prospérer ? On peut en douter. En tout cas, d’ores et déjà, la vigilance des brigades anti-fraude de l’opposition est appelée sur ce cas. Cela dit, venons –en à ce qui devrait être l’épicentre de la fraude à grande échelle ainsi programmée. Comme en 2009, celle-ci va essentiellement s’opérer dans les bureaux de vote et elle aura pour rame de lancement les présidents desdits bureaux et/ ou les vice-présidents représentants le candidat du PDG.

En prévision de cette fraude et avec la complicité de l’autorité de nomination, le PDG va faire désigner plusieurs de ses militants et sympathisants comme présidents des bureaux de vote. Ce sont eux qui seront chargés, pendant le déroulement du scrutin et pour noyer d’importantes sommes d’argent, de corrompre les vice-présidents et assesseurs représentants l’opposition afin qu’ils leur donnent toute la latitude pour faire voter des personnes non inscrits dans leurs bureaux ou porter sur les procès verbaux signés par tous, en faveur d’Ali Bongo, des suffrages frauduleux autres que ceux issus du dépouillement fait en public et inscrits sur le tableau…Comment vont-ils s’y prendre concrètement ? Selon toujours notre source, le modus opérandi devrait être le suivant : chaque président pédégiste ou non d’un bureau de vote sera en contact avec l’un des Q.G parallèles du candidat Ali, disséminés dans chaque localité et dont les ordinateurs seront connectés à ceux de son Q.G officiels.

Chacun de ces laboratoires de fraude sera placé sous l’autorité d’un proche parent du candidat ou de son directeur de cabinet pour éviter les fuites ou les détournements des sommes à gérer.

Ainsi, à chaque fois que, dans un bureau de vote, les représentants des candidats de l’opposition accepteront de se faire corrompre, le président pédégiste de ce bureau informera immédiatement son Q.G parallèle d’attache de l’accord géré, du montant des sommes à verser en contre partie du score qui sera frauduleusement attribué à Ali Bongo. A charge pour le responsable de ce Q.G de l’introduire en machine et décaisser les sommes promises qui seront acheminées vers ce bureau pour être remises aux représentants de l’opposition corrompus, de préférence au moment où les personnes mandatées par le PDG y accèderont pour remettre à leur vice-président et assesseurs de quoi boire et manger ; l’argent en question pourra alors, mais pas toujours être dissimulé dans un morceau de pain : c’est le fameux sandwich électoral en or. Pour éviter ces acrobaties, la manne à distribuer pour être remise aux présidents corrupteurs dès le départ.

Ainsi, avant quatorze heures (14) heures, les Q.G parallèles pourront déjà faire l’inventaire, centre par centre, des bureaux de vote favorables et non favorables à la fraude orchestrée de son côté, le Q.G officiel réalisera la même opération ville par ville et province par province. On comprend mieux pourquoi un certain ministre de l’Intérieur avait dit qu’il faisait état à feu Omar Bongo Ondimba, candidat à l’élection présidentielle, de la situation du vote heure par heure. Ceci pour dire que ces Q.G vont enregistrer et additionner au fur et à mesure les résultats frauduleux de leur candidat et lui permettre d’en connaître l’évolution au fil du temps. A la fin des opérations de vote et en ce qui concerne les bureaux favorables, les urnes et leur contenu seront régulièrement acheminés vers les commissions électorales intermédiaires et la CENAP. Quant aux autres, il leur sera réservé un traitement spécial en guise de plan ‘’B’’. D’abord, les représentants de l’opposition y feront l’objet d’un harcèlement jusqu’au bout afin qu’ils cèdent. Et si tel n’est pas le cas, tout sera mis en œuvre pour qu’ils ne prennent pas part au convoyage des urnes.

A cet égard, ils en seront empêchés par les forces de défense de troisième catégorie dès la sortie des bureaux de vote ou à l’entrée de la ‘’Cité de la Démocratie’’ ; avec pour motif ce qu’ils n’auront pas de badges d’accès.

Ainsi, à mi chemin entre les bureaux de vote et les commissions, les urnes seront amenées dans des lieux secrets pour que soit opérée la falsification ou l’établissement de faux procès verbaux favorables à Ali Bongo Ondimba.

Pendant le temps que durera cette opération de fraude, internet et les télécommunications seront coupées pour empêcher la divulgation des vraies résultats électoraux partout est besoin sera. Il en sera de même du signal de TV+, RTN et de toute autre télévision privée qui osera le faire.

Mais si d’aventure, indique toujours notre source, cette fraude gigantesque venait à échouer, parce que contre carrée par le peuple, les pédégistes et leurs alliés auront alors recours à l’artillerie lourde, c’est-à-dire le coup d’Etat électoral. Celui-ci consistera, comme en 1993 et 2009, à fabriquer par simulation sur ordinateur de faux résultats qui seront lus par qui de droit au siège de la CENAP, sans tenir compte de tout ou partie de ceux dont elle serait en possession. Initialement arrêté à 62% des suffrages exprimés, le score qui devrait être attribué à Ali Bongo aurait été revu à la baisse pour tenir compte de la nouvelle dynamique unitaire de l’opposition au pouvoir. Quoique réajusté, le nouveau score frauduleux retenu sera toujours supérieur à 50% ; car, il faut absolument éviter le débat qu’avait suscité en 2009 les 41 % qui avaient été attribués à Ali Bongo et qui portaient sur sa légitimité. C’est pourquoi, selon notre source, ce serait 53%.

Après l’annonce de ce chiffre préfabriqué dans un contexte où les frontières seront maintenues fermées et la mesure d’interdiction des attroupements reconduits, les candidats de l’opposition du pouvoir monteront au créneau pour reconnaître la victoire d’Ali Bongo. Ils vont, par la suite et  avec tous les thuriféraires du système, inonder les médias locaux et étrangers des justifications de cette prétendue victoire reposant sur deux éléments de langage appris par cœur, à savoir : l’absence de sincérité des ralliements de certains autres candidats à M. Jean Ping, comme l’a déjà laissé entendre ici et là le perroquet de service et la popularité d’Ali attestée par la présence massive des électeurs à ses meetings de campagne. Ce qui explique pourquoi ils faillent, coûte que coûte et par tous les moyens,  drainer le maximum des personnes auxdits meetings, quitte à leur proposer de l’argent.

Parallèlement à cette propagande mensongère, la chasse aux sorcières va être lancée avec les assignations à résidence illégales des principaux leaders de l’opposition et de la société civile libre ainsi que des journalistes de la presse privée.

Connaissant les vrais résultats, d’une manière ou d’une autre, l’armée gabonaise va-t-elle se laisser embarquer dans cette aventure périlleuse et à très hauts risques ? De son côté, le peuple va-t-il à nouveau baisser les bras comme en 1993 et 2009 ?

Quant à la France, à l’Union Européenne, et aux Etats-Unis, accepteront-ils ce énième coup de force contre la démocratie qui pourrait menacer leurs intérêts ?

S’il est difficile de présager de l’attitude des uns des autres, on peut néanmoins dire que la fraude programmé peut être sinon annihilée, à tout le moins freinée au point d’empêcher toute victoire d’Ali Bongo.

Pour cela, il suffit que l’opposition adopte, à partir de l’ensemble des informations en sa possession, une contre stratégie appropriée.

Dans cette perspective, et indépendamment des mesures qu’elle sera amenée à prendre, cette opposition doit être représentée dans tous les bureaux de vote par des personnes sûres, incorruptibles et capables de faire montre d’une vigilence de tous les instants, surtout à l’égard des présidents qui doivent être épiés.

De même, pourrait-elle songer, en ce qui les concerne et après vérification de leur appartenance à ce parti par appel à témoins, publier leurs noms avant le jour du vote afin qu’ils sachent que le peuple les tient à l’œil.

L’opposition devrait également exiger, comme cela est prévu par la loi électorale, que les gouverneurs proclament les résultats de leurs provinces respectives avant la proclamation du ministre de l’Intérieur, et obtenir pour leurs représentants des badges qui leur permettront d’accéder au siège des différentes commissions pour y déposer les urnes.

Et pour faire face à la coupure annoncée d’internet et des télécommunications, l’opposition qui trouvera des palliatifs appropriés, doit d’ores et déjà demander aux opérateurs économiques qui seront lésés par cette mesure anti économiques de le faire constater par voie d’huissier afin de pouvoir ester en justice contre l’Etat devant le Conseil d’Etat, tout en demandant qu’une action  récursoire soit exercée contre le ministre qui en sera l’auteur.

Pour leur part, les électeurs partisans du changement doivent voter très tôt et se tenir à proximité et aux alentours des bureaux de vote jusqu’au dépouillement et à la rédaction des procès verbaux auxquels ils doivent impérativement assister. Car, cette présence massive et dissuasive permettra d’empêcher, comme en 1993 et 2009, le vote des étrangers, les votes multiples des personnes qui seront transportées par taxi bus d’un bureau à un autre (surtout à partir de 17 heures) ainsi que la rédaction frauduleuse des procès verbaux.

Enfin, chaque gabonais doit se munir d’un appareil qui lui permettra de filmer tout ce qui doit l’être pendant et après le vote. Les images recueillies et gardées avec soin serviront, s’il y a lieu, de moyens de preuves dans le cadre des procédures qui seront menées ici et là dans les juridictions compétentes, voire à la Cour Pénal Internationale (CPI).

Lisez et faites lire.

N.T

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