Présidentielle 2016 : La partialité du ministre de l’Intérieur mise à nue

Présidentielle 2016 : La partialité du ministre de l’Intérieur mise à nue

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Pacôme Moubelet qui est aux commandes de ce département ministériel a prouvé une fois de plus qu’il a été placé là, pour assurer le passage en force de son ami Ali Bongo.

Dans un communiqué rendu public au soir du 28 août dernier, le ministre de l’Intérieur a étalé son côté partisan : « Un des candidats vient de rompre avec le respect des institutions et de la loi en se déclarant élu alors même que le processus de dépouillement est en cours sous le regard des médias gabonais et internationaux, tout comme celui des nombreux observateurs ». Le ministre fait allusion au point de presse tenu par le candidat Jean Ping dans son quartier général, le 28 août.

Le candidat unique de l’opposition était devant la presse pour féliciter les Gabonaises et Gabonais qui ont voté massivement pour l’alternance, selon les premières tendances sorties des urnes à mesure que les procès verbaux sont comptés par son équipe de campagne.

Le 27 août, à 21 h, alors  que certains bureaux de vote n’avaient pas encore terminé le dépouillement, Alain Claude Billie Bi Nze, porte -parole du candidat avait indiqué à la télévision publique : « Même si aucun chiffre ne peut et ne doit être avancé à ce stade, nous sommes, au vu des informations qui nous parviennent en mesure de dire que notre candidat Ali Bongo remportera la victoire. »

Paul Biyoghe Mba lui a emboité le pas, sur les médias de service public, en laissant entendre, que les coups de fil qu’il a reçus, donnaient Ali Bongo vainqueur.

 Curieusement, le ministre de l’intérieur est resté muet. Il n’est pas monté au créneau pour stigmatiser cette attitude cavalière du porte-parole d’Ali Bongo et son coordonateur de campagne dans la province de l’Estuaire, qui, pourtant, ont été les premiers à : « rompre avec le respect des institutions et de la loi, en déclarant que leur candidat «   remportera la victoire ».

Un signe annonciateur de possibles magouilles et autres tripatouillages que le camp présidentiel tente d’organiser pour officialiser le passage en force de leur candidat dont les premières tendances  dans sept provinces lui sont très défavorables.

Faut-il rappeler que  la loi électorale dit que le dépouillement du scrutin est rendu public et que chaque candidat compte un représentant dans chaque bureau de vote. Sur la base de ces éléments, chaque camp dispose des estimations dudit scrutin.

C’est fort de cela que lors de la ‘’Grande nuit électorale’’ de 2009, des législatives 2011 et des électorales de 2013, les médias de service public ont donné des tendances, sans que le ministère de l’Intérieur ne trouve à redire.

NT

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