Accueil Politique Pouvoir suprême : L’équation fang au centre des débats ?

Pouvoir suprême : L’équation fang au centre des débats ?

PARTAGER
illustration de une de Jeuneafrique sur les fangs en Afrique Centrale/©DR.

La transmission du pouvoir, en cas de vacance, suite en l’absence prolongée du président de la République, alimente les supputations à travers le pays. L’un des sujets poignants réside, semble-t-il, autour d’une exclusion supposée ou non, de la communauté Fang, par ceux dont pourrait échoir la responsabilité d’opérer les choix, au sein de la machine PDG au pouvoir. 

 A quelques exceptions près, le constat serait le même au sein de l’opposition. Du coup, au sein de cette communauté, nombreux sont ceux  qui y voient une volonté exprimée de ne pas prendre en compte le peuple Ekang. La dernière trouvaille de Rabat, soit-dit autour du président Ali Bongo Ondimba, par une délégation des autorités gabonaises, vient mettre de l’huile sur le feu. Cette délégation dont ne faisait partie aucun membre de ladite communauté consolide un peu plus la thèse de cette mise à l’écart des tractations du moment au plus haut niveau de l’État. Et pour une certaine opinion, les choses se passent comme si le vice-Président de la République, le Premier ministre et la Présidente de la Cour Constitutionnelle semblent se conforter dans ce qui apparait, aux yeux de la critique populaire, comme étant une discrimination voulue et entretenue.

Pour la notabilité Fang, l’histoire semble bégayée, car en son temps, au soir de sa vie et sur son lit d’hôpital à Paris, des collaborateurs qui allaient prendre les instructions ne figuraient nullement la silhouette d’un membre de la même communauté que le président Léon Mba. Non sans relever le rôle de la France dans la transmission du pouvoir, par ce dernier, à l’un de ses collaborateurs, un certain Albert Bernard Bongo qui perpétua une hégémonie au niveau du pouvoir suprême à faire pâlir d’envie les monarques Saoudiens. Avec la vacance de pouvoir apparente à la tête du pays, confortée par un flou artistique sur la situation réelle dans laquelle se trouve le Chef de l’État, une large opinion ne manque plus de s’interroger sur le rôle de la France et des autorités marocaines autour de l’état de santé d’Ali Bongo Ondimba.

La France est-t-elle toujours prompte à exprimer sa désapprobation à l’idée d’associer le Fang lorsqu’il est question de passation des charges au niveau du pouvoir suprême ? En tout cas, à l’allure où semblent aller les choses par rapport à l’actualité politique du pays, tous les indicateurs semblent confirmer une telle thèse à rebours de la nécessaire unité des Gabonais et de la consolidation de la cohésion nationale.

PARTAGER