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PDG : dissonances à l’Assemblée nationale

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Faustin Boukoubi, le président de l'Assemblée nationale/ ©DR.

Sur les mesures prises par le gouvernement, concernant l’attribution de la bourse d’études, l’opinion aurait voulu voir un PDG parlé d’une même voix. Il n’en est rien. Au siège du parti à Louis, on accorde son soutien au gouvernement, à l’Assemblée nationale, où le parti au pouvoir a la  majorité des députés, et alors que le bureau que conduit Faustin Boukoubi avait déjà demandé au gouvernement de surseoir la mesure qui fâche, le groupe parlementaire PDG a plutôt orienté son communiqué sur autre une voie.

Que comprendre de ce scénario réservé par les parlementaires PDG de l’Assemblée nationale? Alors que le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi et tout son bureau avaient demandé quelques jours avant, l’indulgence du gouvernement afin de surseoir cette mesure qui a contraint le gouvernement à fermer les classes, voilà qu’un groupe parlementaire PDG, conduit par Martin Mabala, est venu lire un communiqué qui dit soutenir les réformes du gouvernement. Tout le contraire du souhait de la première autorité de la chambre basse du parlement.

En effet, dans un communiqué adressé au premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, signé du premier vice-président de l’assemblée nationale, Idriss Firmin Ngari, Faustin Boukoubi, au regard des manifestations causées par la réforme en cause, a demandé de les surseoir. Pour le PAN, « ces manifestations occasionnées par les élèves sont devenues une récupération des acteurs politiques, notamment ceux de l’opposition ».

Toute chose qui pouvait être appréciée par l’opinion, car, il est tout à fait clair que le bureau de l’Assemblée nationale jouait là, l’une de ses missions, celle de défendre les intérêts du peuple, qu’il représente dans cet édifice.

Il n’en fallait pas plus pour que le groupe parlementaire PDG à la même assemblée nationale, prenne le contre-pied du bureau de l’institution. un autre son de cloche. Lu par Martin Mabala, le communiqué dit être  phase avec la communication du parti. Est-il besoin de rappeler que Stéphane Iléoko Boussougou, l’un des portes paroles du PDG, s’était déjà fendu d’un communiqué, indiquant également soutenir le gouvernement. « Les députés issus du PDG restent en phase avec la communication officielle faite par le PDG en date du 11 avril 2019 ».

Que comprendre donc de l’attitude des parlementaires PDG, qui semblent fonctionner à contre-courant avec le bureau de l’Assemblée nationale ? Un desordre qui laisse croire que le PDG n’a plus un vrai maître à bord. A preuve.

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