Accueil Politique PCA de la SNI: Le comble de l’humiliation pour Biyoghe Mba

PCA de la SNI: Le comble de l’humiliation pour Biyoghe Mba

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Dans les milieux autorisés, y compris dans les coins et recoins de la nouvelle commune de Ntoum, la nomination de Biyoghe Mba au conseil d’administration de la société nationale immobilière (SNI) alimente l’essentiel des conversations. Lors des assises du dernier conseil des ministres, « l’homme fort » de Bikélé a été  proposé à la tête de ce strapontin placé sous la tutelle ministérielle du ministère de l’habitat où trône désormais son ennemi juré, en la personne de Michel Menga M’Essone élevé au grade de Ministre d’Etat au gouvernement Issoze Ngondet III. 

Du coup, dans les arrondissements de Ntoum, mais surtout à Cocobeach où Popol compte une écurie, certains curieux se demandent bien que va être l’attitude de Biyoghe Mba face à sa ‘’promotion’’ en qualité de président du conseil d’administration d’une administration de seconde zone, après une carrière pleine déployée dans les arcanes du pouvoir des Bongos. En effet, la question mérite d’être posée, quand on sait les accusations portées contre lui, à savoir qu’il s’opposait à la promotion d’autres cadres Fang de l’Estuaire au gouvernement. Les mauvaises langues allant même jusqu’à affirmer que la tortue en chef entendait demeurer le seul coq de la basse-cour dans l’Estuaire jusqu’à un passé récent.

Pour certains analystes politiques et membres de son staff affirment que Biyoghe Mba est contraint de faire profil bas pour espérer l’investiture de son parti le PDG dans le cadre des élections législatives qui pointent à l’horizon. Mais…

Pour ceux qui l’approchent, le désormais ex-patron politique de l’Estuaire soufflerait le chaud et le froid ces derniers temps, et d’aucuns n’hésitent même plus à parler de descente aux enfers de la tortue de Bikélé, au regard de la perte vertigineuse des positions de choix jadis occupées. Pour mémoire, après les fonctions de premier ministre à l’issue des élections présidentielle de 2009, Paul Biyoghe Mba est remercié au nom d’un soi-disant changement de paradigme inspiré par le pouvoir émergent.

Au contraire de ses prédécesseurs, Biyoghe Mba a toujours accepté, malgré lui, toute proposition qui lui était faite par le pouvoir, dans le seul but de demeurer aux affaires et continuer de se prévaloir de son statut de chef de  file politique de la province de l’Estuaire. La situation restera en l’état jusqu’à sa sortie du gouvernement, le 4 mai dernier. Un peu comme si l’on poussait la chèvre sous une pluie battante, la nature a finalement contraint Popol à vider les lieux contre son gré. Même si, dare-dare, il va convoquer son état-major politique pour menacer de reprendre de plus belle l’activité politique pour les dix prochaines années, voire au-delà.  Du coup, dans les bistrots de Ntoum, les jeunes loups restés hostiles à l’ex-patron politique de l’Estuaire voient d’un mauvais œil les sorties oratoires de celui qu’ils pensaient désormais hors d’état de nuire politiquement dans leur province.

En tout cas, nombreux sont ceux qui ont naïvement pensé que ce dignitaire prendrait enfin le temps de s’occuper de ses petits-enfants et, pourquoi pas, de s’adonner à la pêche afin de ravitailler son débarcadère et permettre aux populations de Bikélé de jouir de l’autosuffisance en produits halieutiques.

 

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