Paul Marie Gondjout, « Le départ d’Ali Bongo n’est pas une fin...

Paul Marie Gondjout, « Le départ d’Ali Bongo n’est pas une fin en soi… »

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Paul Marie Gondjout, lors d'une précédente sortie.DR

Revenant sur sa tribune libre  publiée la semaine dernière,  Paul Marie Gondjout, personnalité de l’opposition gabonaise,  a tenu à réitérer le vendredi 7 juillet dernier, à la résidence Paul Gondjout,  à Montagne Sainte, ses propos.  Et a profité de l’occasion, pour formuler quelques recommandations de sortie de crise. 

Pyramidmédiagabon : Quels sont véritablement les moyens légaux susceptibles d’être mises en œuvre pour inciter  Ali Bongo à quitter le pouvoir de lui-même ?

Paul Marie Gondjout : « Il faudrait que M. Ali Bongo Ondimba décide de lui-même de quitter le pouvoir, c’est tout à fait légal. Je crois savoir que nous n’avons pas encore tout épuisé sur ce plan, et nous avons encore les moyens de le faire partir de manière légale. Je voudrais dire que, M. Ali Bongo Ondimba a commis le crime parfait. Il a commis le crime qu’il n’aurait jamais dû commettre. C’est pourquoi demander son départ est une condition sine qua non à la résolution des problèmes du Gabon. Nous entendons dire à gauche et à droit qu’il faut dialoguer, d’autres soutiennent le principe d’une médiation Bongo – Ping. Mais dans les propositions que je fais, je demande le départ de M. Ali Bongo Ondimba pour des raisons bien précises. Dans le cas actuel des choses, il est nécessaire de clore le chapitre Bongo – PDG, afin de régler les problèmes du Gabon.

Quelles sont les solutions que vous préconisez pour  une sortie définitive de crise post électorale ?

IL est une évidence que le début de solution à la crise post électorale passe par le départ de M. Ali Bongo Ondimba du pouvoir. Mais le départ d’Ali Bongo n’est pas une fin en soi s’il n’est accompagné d’un projet crédible de rechange. Je dis qu’après le départ de M. Ali Bongo du pouvoir, il devra être mis en place immédiatement une vacance de pouvoir et la nomination d’un gouvernement d’union nationale qui organisera, dans les temps nécessaires, de nouvelles élections générales en vue de la désignation d’un nouveau président de la République et un nouveau parlement. Ces consultations seront précédées d’une réforme du système électoral et des institutions appelées à les gérer. Les autres grandes réformes devront être le fruit de discussions ultérieures.

Votre mot de fin ?

J’attire l’attention des gabonaises, des gabonais et de la classe politique nationale sur la nécessité d’une remise des compteurs à zéro et d’un réaménagement des règles du jeu, pour ouvrir la voie à ce qui sera demain, le moment de repenser ensemble notre pays, en pansant les blessures du passé pour mieux entrevoir l’avenir. Je vous remercie !

Daisy Ntongono

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