Accueil Politique Oyem/Elections locales : la main noire d’Eboué !

Oyem/Elections locales : la main noire d’Eboué !

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François Engonga Owono/DR.

Dans la capitale du septentrion, l’éphémère secrétaire général de la présidence de la République, caresse le rêve de sauver une retraite qu’il vit mal en siégeant au Sénat. Pour cela, il a placé ses pions dans les deux listes de la commune. Certainement, pour éviter toute concurrence. Mais la stratégie pourrait faire perdre son parti, le PDG, dans une ville frondeuse d’Oyem où certaines candidatures de l’opposition peuvent briser le rêve d’Eboué.

En sa seule qualité de membre du comité des sages, une instance de garage politique créée de toutes pièces au dernier congrès du parti au pouvoir, François Engonga Owono, alias Eboué, ne se laisse pas faire. Profitant du respect que lui doivent plusieurs cadres du parti démocratique gabonais d’Oyem et de son passé politique glorieux, l’ancien ministre d’Omar Bongo, manigance des stratagèmes pour se refaire une santé politique. Place visée : le Sénat, dont les électeurs sont les élus locaux. Pour faire le vide autour de lui et être sûr de remporter le siège unique du Sénat dans la commune, l’homme aurait tout fait pour neutraliser les membres du bureau politique, les anciens membres du gouvernement, et autres hiérarques du parti pour le Woleu-Ntem.

C’est ainsi qu’au premier arrondissement d’Oyem, le secrétaire général adjoint du parti au pouvoir, en charge des jeunes, Marius Assoumou Ndong, très présent sur le terrain depuis qu’il est cadre dirigeant des jeunes du PDG, a été bloqué à la deuxième place d’une liste qu’il aurait dû conduire en sa qualité de membre du secrétariat exécutif du parti. Dans le deuxième arrondissement, l’ancienne ministre, Christiane Bitoughat, ancien membre du bureau politique, a été contrainte d’occuper la quatrième place sur la liste, derrière deux militants de base. Quand on sait le travail de terrain abattu par cette dernière depuis l’époque où elle était membre du bureau politique du PDG, il est évident que toutes ces manœuvres peuvent se retourner contre celui qui se croit déjà sénateur.

Déjà, au moment où nous mettions sous presse, certaines sources indiquaient que  le parti au pouvoir avait du mal à compléter les deux listes de la commune d’Oyem à cause de quelques désistements. Raison, certaines personnes qui constituent lesdites listes auraient été coptées, donc mises sur la liste sans leur consentement. C’est le cas, selon nos sources, de Ferdinand Ndong Mbeng, de Léon Allogo Beka…, pour ne citer ces quelques exemples. De plus, en pleine décennie de la femme, aucune femme n’est tête de liste à Oyem, pour ce qui est du PDG. Le parti au pouvoir devait montrer l’exemple.

C’est donc  de manière cavalière que le PDG, déjà pas très coté  à Oyem, ira en bataille pour les élections locales. Une situation qui pourrait se rejaillir sur les législatives. Et ce n’est pas la première fois que le PDG offre aux électeurs une telle image. Heureusement que le parti au pouvoir compte  beaucoup plus souvent sur d’autres ressorts qui n’ont souvent rien avoir avec le verdict des urnes.

 

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