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Opération scorpion/ Les avocats dénoncent des irrégularités

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Les différents conseils de détenus lors d'une déclarations conjointe/©pyramidmédiagabon

Depuis le début du lancement de l’opération scorpion et dont plusieurs personnalités d’entreprises publiques et des ex-ministres ont été écroués à la maison d’arrêt de Libreville, les différents conseils des détenus ne cessent de dénoncer les irrégularités observées dans le cadre de cette opération, qui finit par ressembler dans l’opinion, comme de l’acharnement vis-à-vis de l’ancien DC et de ses proches.

Mauvaises Conditions de garde à vue, non-respect de la procédure et autres justice aux ordres, nombre d’avocats des détenus à la prison centrale de Libreville ne cessent de dénoncer ces faits. Lancée il y a près d’un mois l’opération anti-corruption et de blanchiment d’argent, scorpion continue de faire couler encre et de salive.

Dernière sortie en date, celle des conseils de Tony Ondo Mba et de Roger Owono Mba, les maitres Rufin Nkoulou Ondo, Franck Eyogho et autre ont dénoncé un non-respect de procédure.

A l’exemple de la garde à vue où le détenu doit être suivi par son  avocat  , selon  Me Stéphane Eyoghe, l’article 61 de la Loi n°043/2018 du 5 juillet 2019 portant Code de procédure pénale dispose que « Au début de sa garde à vue, l’intéressée est informé de son droit de s’entretenir avec un avocat. S’il n’est pas en mesure d’en choisir un, ou si l’avocat choisi ne peut pas être contacté, il peut demander qu’il lui en soit commis un d’office conformément aux dispositions légales et réglementaires sur l’assistance judiciaire ». Une procédure qui n’a malheureusement pas été respectée.

Il en est de même du dossier en charge contre le prévenu qui n’a pas été aussi remis aux différents avocats« Alors que les dispositions de l’article 61 du Code de procédure pénale sont claires. Mes confrères et mois n’avons jamais eu accès au dossier de nos clients dès l’enquête préliminaire. A l’heure actuelle nous ne savons pas ce qui se trouve dans le dossier de nos clients, a continué Me Eyoghe.

Et que dire de l’audience du vendredi 13 décembre, où les différents anciens  membres du gouvernement ont été présentés devant le juge d’instruction. Un cadre, pourtant réservé aux échanges de déférentes parties, là aussi, les différents conseils n’ont pas eu le droit de défendre leurs clients dans les règles de l’art« A peine dès que nous sommes entrés chez le juge d’instruction on a posé les inculpations contre nos clients. On a dit compte tenu des faits qui vous sont reprochés vous êtes placés sous mandat de dépôt. Le placement sous mandat de dépôt est conditionné par le débat contradictoire or nous n’avons pas eu ce débat ».

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