Accueil Politique Opération scorpion : BLA en détention préventive pour trois chefs d’accusation

Opération scorpion : BLA en détention préventive pour trois chefs d’accusation

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Brice Laccruche Alihanga en détention préventive/©DR

Poursuivi dans le cadre de l’opération anti-corruption Scorpion lancée par les pouvoirs publics, Brice Laccruche Alihanga a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville, pour trois chefs d’accusation à savoir: détournement de fonds publics, blanchiment et association de malfaiteurs. Un acharnement selon Me Ange Kevin Nzigou et Me  Pie Mak, ses avocats.

En garde à vue depuis près de deux semaines à la direction générale des recherches, c’est finalement le  vendredi 13 décembre dernier que Brice Laccruche Alihanga a été présenté devant le juge d’instruction, avant d’être placé tard dans la nuit en détention préventive à la prison centrale de Libreville. En croire un communiqué conjoint signé de ses avocats et dont notre rédaction a consulté la copie, Me Ange Kevin Nzigou et Me Pie Mak indiquent que  leur client a été placé sous mandat dépôt avec trois chefs d’accusations, « détournement de fonds publics, blanchiment et association de malfaiteurs ».

  Une multiplication d’informations qui selon ses conseils « trahi l’acharnement judiciaire contre notre client et marque la volonté d’instrumentalisation de la justice à des fins politiques inavouées ».

Ils en veulent pour preuve, le fait que leur client, est poursuivi, pour les faits de détournements de fonds de dernier public, malgré le fait qu’il n’est « ni comptable public ni ordonnateur de crédit et ne détient aucun pouvoir pour engager les dépenses publiques »

Il faut dire que durant sa présentation devant le juge d’instruction, des caméras et autres appareils photos appartenant selon les avocats de BLA à la presse présidentielle ont filmé et diffusé les images jusqu’à la prison de Libreville, alors que leur client bénéficie toujours de la présomption d’innocence « pour couronner la violence de cette procédure inique, il a fallu élever l’humiliation à son paroxysme en admettant la presse présidentielle au sein du palais de justice et de la prison, afin de filmer à 01h du matin des personnes qui ont occupé de hautes fonctions menottées (était-ce utile ?) et faire tourner la vidéo sur les réseaux sociaux, afin de jeter en pâture aussi bien ces personnes que les règles élémentaires du droit à l’image et de la présomption d’innocence.

 Ces événements révèlent, indiquent-ils, s’il en était encore besoin, la réalité de l’opération scorpion. Me Ange Kevin Nzigou et son confrère Me Pie Mak, voient une manière  d’écarter « du jeu politique et de la scène publique des personnes en délicatesse avec leur propre camp politique, tout en voulant s’attirer les faveurs de l’opinion abusée ».

« Et c’est sous le manteau de la justice et au mépris de la loi que toute cette orchestration se fait. Il nous appartiendra de démonter en son temps point par point toute cette machination qui fait tant de mal à notre état de droit ». ont-ils conclu.

Lucka Martial

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