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Opposition : le serment de loyauté qui en dit long

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Après quelques sorties de leurs états-majors politiques, voire de leurs entourages, les opposants nommés dans le gouvernement Issoze Ngondet 3, ont finalement prêté serment ce lundi devant Ali Bongo à qui ils ont juré loyauté .

Selon Wikipédia, « la loyauté est une qualité morale. La loyauté est le dévouement envers ses engagements (cause, personne) et à obéïr aux règles w de probité. » Nommés le 4 mai dernier pour composer la nouvelle équipe gouvernementale, les trois membres, jusque-là, de l’opposition : Michel Menga, David Mbadinga et Jean de Dieu Moukagni, sont restés muets suite à certaines interrogations liées à leur accord de faire partie de ce gouvernement. A la place, ce sont leurs supporters et leurs états-majors politiques qui ont réagi, sans convaincre.

Il a donc fallu attendre la prestation de serment des membres du nouveau gouvernement devant le chef de l’Etat, et en présence des membres de la cour constitutionnelle, pour se rendre à l’évidence que les trois opposants, ont dit oui. Oui à la loyauté envers le chef de l’Etat Ali Bongo. Un geste qui en dit long. Et pour cause.

Membres de l’opposition dite radicale n’ayant pas pris part au dialogue politique initié par Ali Bongo, les trois anciens opposants : Michel Menga, David Mbadinga et Moukagni Iwangou, comme de faux durs, ont finalement fait allégeance à celui qu’ils appelaient jusque-là «usurpateur». Mieux, l’actuel ministre d’Etat en charge de l’enseignement supérieur s’est montré plus tenace, voire véhément à l’égard de celui à qui il a juré «loyauté» lundi lors la prestation de serment du nouveau gouvernement.Une manière de mettre fin définitivement à son combat de mettre «l’usurpateur» hors du palais. Car en jurant d’être loyal envers Ali Bongo, président de la République, on voit mal comment les anciens opposants devenus ministres, pourront encore revenir sur le terrain politique renier le serment qu’ils ont prêté devant la terre entière.

Depuis 1990, année du retour du pluralisme politique au Gabon, les personnalités politiques gabonaises de l’opposition même les plus durs, ont habitué le peuple aux voltefaces. Virulence en bandoulière, ils refusent rarement d’aller faire allégeance au pouvoir qu’ils prétendaient s’opposer. Conséquence, vingt-huit ans après la conférence nationale, le processus démocratique patine. L’alternance impossible.

A noter que dans l’actuel gouvernement, on y compte plusieurs personnalités qui ont fait partie de cette fameuse opposition de faux durs: Estelle Ondo, Patrick Eyogo Edzang, Raymond Placide Ndong Meyo,  Michel Menga, David Mbadinga et Jean de Dieu Moukagni Iwangou…

Au suivant !

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