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Le nouveau Gouvernement au lendemain des élections législatives et locales L’opposition du pouvoir : par ici la porte !

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Ces leaders de l'opposition qui ont été battus dès le premier tour des législatives devraient faire comme certains ministres de DN leurs cartons/(c)DR.

Dans cette partie de l’opposition dite républicaine, certains leaders ne manquaient pas de dire qu’ils étaient les principaux acteurs du score obtenu par Jean Ping, le candidat de la coalition de l’opposition qui a donné des sueurs froides au pouvoir, lors de la présidentielle de 2016. D’où, leur acceptation de la main tendue d’Ali Bongo où certains ont été nommés au gouvernement et dans certaines institutions constitutionnelles. Au lendemain des scrutins couplés et au regard des résultats médiocres obtenus, qui démontrent que ces opposants du pouvoir ne sont que des tigres en papier, leur présence aux fonctions actuelles est-elle encore une nécessité ?

Au lendemain de la présidentielle de 2016, le camp du pouvoir sorti fortement affaibli à cause des  scores insignifiants enregistrés dans les principales villes et provinces du pays, voulait se refaire une santé politique. Soutenu par l’arsenal électoral quasiment acquis à leur cause, il fallait que le PDG et leurs affidés s’accrochent contre vents et marées. Ce qui fut fait, non sans violences physiques causant parfois mort d’hommes. C’est dans ce contexte que plusieurs opposants proches de Jean Ping, ont signé une sorte de paix des braves, en acceptant la main tendue d’Ali Bongo après que ce dernier ait été déclaré élu par la cour constitutionnelle.

Ainsi, certains leaders de cette opposition dite républicaine : René Ndemezo’o Obiang (RNO), Séraphin Ndaot, Pierre-Claver Maganga Moussavou et leurs proches, ont été nommés à des postes dans le gouvernement, alors que ces leaders ont été bombardés présidents de certaines institutions du pays. Ces opposants disaient avoir une légitimité certaine.  Certains comme RNO revendiquait même avoir largement contribué au vote massif du candidat Jean Ping dans la province du septentrion.

Une assertion battue en brèche par les résultats issus des urnes au soir des scrutins du 6 et 27 octobre dernier. Où juste un seul candidat de DN a été élu au deuxième tour, en personne d’Akoué Elie Colin. On ne peut pas se réjouir d’un tel score. Surtout que dans le fief du leader de Démocratie Nouvelle, a basculé dans le camp du PDG avec l’élection, au premier tour, de Tony Ondo Mba, dans l’unique siège de la commune de Bitam.

Ce n’est pas tout. D’autres leaders politique comme Jean de Dieu Mouckagni Iwangou, Michel Menga et autres qui ont suivi la même démarche que RNO, Séraphin Ndaot, Maganga Moussavou et Cie, ont également démontré qu’ils ne pesaient pas lourds dans leurs fiefs électoraux. Ces derniers ont été balayés au premier tour des législatives, respectivement à Cocobeach et à Mouila. A Mitzic, Jonathan Ntoutoume Ngomo, n’a pas fait mieux. Lui aussi battu à plate couture.

C’est dire si la présence de ces personnalités au gouvernement et dans certaines institutions du pays mérite des questionnements. Sinon, pourquoi doivent-ils encore occuper ces postes, alors que leur supposée légitimité a volé en éclats ?

 Le futur gouvernement qu’on annonce serrer, 24 + 1 membres, n’aura certainement pas suffisamment de places pour ces échoués qui se sont toujours crus plus importants sur la scène politique nationale et qui ont plutôt contribué à fragiliser l’opposition.

 

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