Accueil Politique Nominations : Les Mpongwè et alliés pas mal lotis

Nominations : Les Mpongwè et alliés pas mal lotis

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©DR.

Après les désignations d’Emmanuel Berre au poste de directeur général de la Dette, de Bernard Gervais de Souza comme directeur général de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG), de Marie-Thérèse Vané à la tête du CHUL, et d’Eugène Ogandaga et Alex Anguilet Walker, respectivement aux fonctions de DGA de la Caistab et de DGA de la SNI, le Conseil des Ministres du 7 novembre dernier a annoncé la nomination de Séverin Anguilé au poste de directeur général de la Caisse nationale d’assurance-maladie et de Garantie sociale (CNAMGS). Les cadres de cette communauté linguistique de l’Estuaire qui se plaignaient depuis le départ de l’une des leurs de la mairie de Libreville, en janvier dernier, vont y trouver de grands motifs de satisfaction. 

En plus des deux éminents membres qu’ils comptent au Gouvernement, à savoir Rose-Christiane Ossouka Raponda, ministre de la Défense, et Jean-Marie Ogandaga, ministre du Commerce, du Tourisme et des PME-PMI, et le poste de 2ème adjoint au maire de Libreville par Annie-Chrystel Limbourg Iwenga, et en plus des trois postes d’ambassadeur extraordinaires et plénipotentiaire, les Mpongwè et alliés du Groupe Iboto dirigent plusieurs entreprises publiques et grands services de

l’Etat !

Dans leur escarcelle, se trouvent les directions générales de la CNAMGS, de la SEEG, du Centre Hospitalo-Universitaire de Libreville (CHUL), et de la Dette (DGD), voire des Hydrocarbures (DGH), mais aussi des postes de directeur général adjoint à la Société nationale immobilière (SNI) et à la Caisse de Stabilisation et de Péréquation (Caistab).

Ce partage parcimonieux des postes et des attributions permet aux ressortissants de cette communauté de garder la haute main sur certains secteurs, tel que l’assurance, l’énergie, les hydrocarbures, le logement et la santé publique.  »C’est cela que le Gabon a de génial : chaque communauté est représentée dans les hautes sphères gouvernementales ou administratives », souligne un ressortissant camerounais maîtrisant la vie politique gabonaise !

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