Mairie de Libreville/cogestion municipale: Le CLR réduit en porteur de valises

Mairie de Libreville/cogestion municipale: Le CLR réduit en porteur de valises

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Ali Bongo et Jean Boniface Assélé

C’est un ras-le-bol qu’exprime Jean Boniface Asselé, le président du Centre Libéraux Réformateurs, actuellement premier adjoint au maire de la commune de Libreville, qui se sent humilié par son allié de toujours : le Parti démocratique gabonais.

Ce qui n’était que rumeurs et bruits de couloirs à la mairie de Libreville, a fini par devenir une réalité et finalement étalé sur la place publique. C’est le journal Orety, qui parait lorsque le président du CLR veut éternuer, qui dévoile cette situation de crise qui existe entre les principaux partis gestionnaires de la municipalité de Libreville : le PDG et le CLR, tous deux  de la mouvance présidentielle.

Jean Boniface Asselé, le ‘‘tonton’’ d’Ali Bongo dénonce le manque d’intérêt qu’on accorde à lui et à son parti à la marie de Libreville. Après avoir essuyé quelques humiliations au début de leur arrivée à l’hôtel de ville de la maire, Rose Christiane Ossouka, ‘‘Tonton Associé’’ est encore plus remonté avec les derniers événements en date. Notamment cette affaire de nominations intervenues dans l’institution, il y a près de deux mois

Et pourtant, le protocole d’accord de cogestion signé entre les deux partis, il est stipulé que le PDG devait prendre quatre directions générales sur les sept que compte la Mairie de Libreville. Ce qui fut fait. Mais là où le bât blesse, ce que les nominations des directeurs généraux issus du CLR, n’ont pas était faites comme le préconisaitle président de cette formation politique. Il se susurre que se serait un autre membre du directoire du CLR qui aurait été consulté pour donné son aval, en lieu et place du président. Jean Boniface Asselé aurait donc, comme tout le monde,découvert les nouvelles nominations à la mairie.

Un affront et un manque de considération qui ont mis Jean Boniface dans tous ses états. Sans coup férir, il a décidé de mettre fin à un parodie d’accord dans lequel on le prend comme le dindon de la farce.« Une telle désobéissance aux actes d’un contrat politique, une telle maltraitance d’un ainé, un tel manqué d’égards à l’endroit d’un dignitaire de la République qui a fait ses preuves, ne peut rester sans réaction », a pestiféré ‘‘Tonton Associé’’. Une situation de crise qui pourrait emmener le CLR à suspendre temporairement, si ce n’estdéfinitivement, sa participation au bureau du conseil municipal. Pourra-t-il allé jusque-là ? Ceux qui connaissent comme agi l’homme assurent qu’il s’agitd’un caprice, comme il en a l’habitude, pour se faire entendre. Sans plus.

On se souvient que lors des élections locales de 2013, Jean Boniface Asselé avait juré la main sur le cœur, qu’il mènerait une guerre sans merci au PDG, au point de luipourrir la vie, en cas de victoire. Du fait que le parti au pouvoir n’avait pas respecté le partage de siège. Mais ce n’était qu’unstratagème pour s’attirer les bonnes grâces du PDG, en feignant de s’allier à Jean EyegheNdonget à la liste ‘‘Libreville pour Tous’’.

Comme on dit, on récolte ce qu’on a semé. Jean Boniface Asséléne mérite-t-il pas ce que son allié lui réserve ? Et il semble moins certain qu’il s’en tire à nouveau à bon compte, malgré ses jérémiades.

Serge Du Palvier

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