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L’Union Nationale, à la croisée des chemins

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Logo du parti Union Nationale/DR.

Contrairement à 2011 et à 2013, l’Union Nationale a décidé de ne pas boycotter les élections législatives et locales du 06 octobre 2018. La formation politique dirigée par Zacharie Myboto estime que le boycott n’est pas la solution à une alternance démocratique.

L’Union Nationale pense qu’aller aux élections n’est en rien incompatible avec le combat de Jean Ping pour la conquête du pouvoir.

Né sur les cendres de la très controversée élection présidentielle de 2009 qui a vu le coup d’Etat électoral d’Ali Bongo, l’Union Nationale est le premier parti politique d’opposition radicale de l’ère post-Omar Bongo. Les élections couplées du 06 octobre 2018 vont-elles donner à ce parti politique une réelle assise nationale par un nombre important de députés, de conseillers municipaux, de maires et de sénateurs ?

Ce que l’on constate c’est que Zacharie Myboto, Casimir Oye Mba et Paulette Missambo ne sont ni candidats aux législatives, ni aux locales. Peut-être lorgnent-ils le sénat. Dans la foulée de la stratégie unitaire de la présidentielle 2016, l’Union Nationale  a décidé de faire alliance avec le parti Rassemblement Héritage & Modernité. Ce qu’on peut reconnaître à Zacharie Myboto, c’est la constance de sa ligne politique. L’Union Nationale est donc à un moment important de son histoire. Ces élections couplées sont l’occasion de démontrer sa force sur le terrain, étant entendu que le rôle d’un parti politique c’est d’avoir le pouvoir aux différents échelons. Et ce ne sont pas les revirements d’Estelle Ondo, de Ghislain Ledoux et d’autres qui entameront l’engagement de l’UN à combattre le régime d’Ali Bongo. Avoir une majorité au perchoir dans quelques mois permettrait, selon l’UN, de régler un certain nombre de dossiers brûlants. On évoque notamment le dossier des prisonniers politiques et l’enquête sur les victimes du 31 août 2016 au QG du président Ping.

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